« Ce qu’ont réussi les Anglais avec la Premier LeagueLigue professionnelle qui gère la Premier League, la 1ère division professionnelle anglaise (20 clubs).
a pris 24 ans (création en 1992), cela ne s’est pas fait en un jour », souligne Didier QuillotCEO @ CITYZ MEDIA , directeur général exécutif de la LFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1 Uber Eats, Ligue 2 BKT)
, à l’occasion du débat sur le « Modèle économique des clubs européens », dans le cadre du Think Football ! 2017, à l’Université Paris-Dauphine, le 10/01/2017.
Ce débat était l’un des trois proposés par News Tank lors de la première édition de Think Football !, journée d’échanges et de réflexion, de networking et de débats centrée sur l’innovation à laquelle ont participé 750 dirigeants et professionnels, le 10/01/2017.
« Le football français par rapport à l’Europe est dernier de la classe quant aux montants des droits TV, mais le premier en ce qui concerne les charges à payer par les clubs. Les charges patronales de Lyon sont plus importantes que celles payées par l’ensemble des clubs allemands, donc le football français doit être plus intelligent et plus créatif, à l’image des Anglais », souligne Bernard Caïazzo , président du syndicat Première LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français créé le 01/09/2015. A fusionné avec l’UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football) pour former « Foot Unis » au 01/06/2021.
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Ce débat, modéré par Dominique Courdier, directeur de l’Information de News Tank Football, Julien Hernandez, rédacteur-analyste et Brian Schneider, responsable des contenus internationaux à News Tank, a réuni aussi Thierry BraillardPrésident @ Fondation du Sport Français • Avocat, associé gérant @ Cabinet Thierry Braillard et associés • Inscrit au Barreau de Lyon depuis 1992, spécialisé en Droit social et en Droit du…
, secrétaire d’État aux Sports, Loïc Féry, président du FC Lorient (Ligue 11ère division française, 18 clubs depuis 2023-24
) et David Dein , ambassadeur de la Premier League.
« Les stades ne sont plus des lieux de matches, ils sont devenus des lieux de vie » (Thierry Braillard)
• Il faut souligner que les stades ne sont plus des lieux de matches, ils sont devenus des lieux de vie. L’exemple à suivre est outre-Manche : en Angleterre, tous les clubs de Premier League sont propriétaires de leurs stades, contrairement à la France où les clubs louent le plus souvent le stade aux collectivités territoriales.
• Il ne faut pas non plus noircir le tableau du football français. En Italie, par exemple, il y a une baisse de l’affluence dans les stades. Je suis satisfait des évolutions réalisées à court terme par les clubs français.
• J’ai mis en place une Grande Conférence sur le sport professionnel avec six thématiques : compétitivité, régulation juridique, régulation économique, infrastructures, sport féminin et relations institutionnelles. Cela a abouti à un rapport (rendu le 19/04/2016) avec 67 préconisations qui ont débouché sur une proposition de loi (adoptée en première lecture à l’unanimité, à l’Assemblée nationale le 12/01/2017, examen en deuxième lecture au Sénat le 14/02/2017), laquelle permettra entre autres, d’aider les clubs de football à développer leurs trois grandes familles de recettes : Droit TV, recettes marketing et merchandising, recettes guichets. »
Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports, le 10/01/2017
« Pour que les droits TV augmentent, il faut soigner le produit » (Didier Quillot)
« Ce qu’ont réussi les Anglais avec la Premier League a pris 24 ans (création en 1992), cela ne s’est pas fait en un jour. L’affluence moyenne dans les stades de Ligue 1 est de 23 000 pour 35 000 en Premier League. L’objectif est d’augmenter à la fois le taux de remplissage qui atteint 70 % dans les stades français, ainsi que le panier moyen des clubs.
Pour que les droits TV augmentent, il faut soigner le produit, avec des stades remplis, des pelouses en bonne état et un jeu attractif, donc notamment moins d’interventions arbitrales.
Autre aspect, il faut que la tension concurrentielle soit présente. Cela passe nécessairement par la présence, en réponse à nos appels d’offres, d’opérateurs télécoms aux côtés des diffuseurs, comme cela a été le cas entre British Telecom et Sky.
Il faudra également avoir une vraie réflexion sur l’horaire des matches. Pour amortir ces droits élevés, il faut une base d’abonnés plus large et les opérateurs télécoms ont cet avantage compétitif par rapport aux diffuseurs.
La proposition de loi Éthique et Compétitivité examinée à l’Assemblée nationale ce jeudi intéresse la LFP, mais ce texte concerne aussi la compétitivité du sport en général. L’ensemble des Ligues sportives soutiennent le texte, car nous pensons qu’il contient plusieurs avancées. »
Didier Quillot, directeur général exécutif de la LFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1 Uber Eats, Ligue 2 BKT)
, le 10/01/2017
« Je ne suis pas pessimiste pour l’avenir » (Bernard Caïazzo)
• Auparavant, la Ligue travaillait comme une administration. Aujourd’hui, elle travaille comme une entreprise. Mais le changement exige encore beaucoup de travail.
• En jouant l’après-midi, Allemands, Anglais et Italiens arrivent à attirer les familles aux stades. On cherche à modifier l’horaire des matches afin d’attirer plus de monde.
• Je ne suis pas pessimiste pour l’avenir, car il y a une prise de conscience des gens pour faire évoluer notre football. »
Bernard Caïazzo, président de Première LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français créé le 01/09/2015. A fusionné avec l’UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football) pour former « Foot Unis » au 01/06/2021.
, le 10/01/2017
« Les droits TV français peuvent évoluer très positivement » (Loïc Féry)
En cette période de vœux, j’aimerais être positif au niveau européen : les droits TV de la Premier League ont atteint le sommet de la courbe, tandis que les droits TV français peuvent évoluer très positivement.
Le monde du football va être affecté comme l’hôtellerie et les transports. Il faudra arriver à anticiper ce qu’attend le fan de demain, notamment en matière de consommation, via les terminaux nomades. Dans le futur, le spectateur pourra très certainement choisir de quel angle regarder le match.
La gestion des infrastructures est difficile en France. Il y a beaucoup de blocages, c’est difficile de faire bouger les choses, car généralement, les stades appartiennent aux collectivités locales. »
Loïc Féry, président du FC Lorient, le 10/01/2017
« Les femmes constituent 25 % de l’audience TV de la Premier League et les 18-34 ans 40 % » (David Dein)
• Lors de la saison 2015-16, le taux de remplissage moyen dans les stades a atteint 96,3 %, contre 70 % lors de la création de la Premier League en 1992.
• Depuis la création de la Premier League, nous sommes passés d’un contrat international de droits TV à plus de 80, ce qui a fait passer les revenus de 40 millions d’euros à 1,975 Md€.
• Les femmes constituent 25 % de l’audience TV et les 18-34 ans 40 %. C’est important de fidéliser un public jeune, car il s’agit des consommateurs de demain. »
David Dean, ambassadeur de la Premier LeagueLigue professionnelle qui gère la Premier League, la 1ère division professionnelle anglaise (20 clubs).
, le 10/01/2017