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Exclusif TFC : « Réancrer le club dans sa ville, dans son département et dans sa région » (Olivier Jaubert, DG)

Paris - Publié le vendredi 22 janvier 2021 à 10 h 05 - n° 205925 « Le but de notre projet est de réancrer le Toulouse FCToulouse FC (Ligue 2 BKTLigue 2 BKTAppellation du Championnat de France de Ligue 2 pour la période 2020-2024.

Balkrishna Industries Ltd. (BKT), fabricant indien de pneus, a obtenu les droits de dénomination de la Ligue 2 à partir de 2020-21 pour quatre saisons, soit jusqu’au terme de 2023-24, le 15/01/2020. BKT succède à Domino’s Pizza France (restauration), qui avait obtenu ces droits pour la période 2016-2020 le 14/04/2016.
) au cœur de sa ville, de son département, de sa région, en apportant de l’innovation, en développant une politique de RSE… On veut être le grand club de l’Ouest Occitanie. Nous sommes les héritiers d’un club qui existe depuis de nombreuses années. Nous allons le conduire le plus haut possible, tout en respectant ce qui a été fait avant », déclare Olivier JaubertOlivier Jaubert, directeur général du Toulouse FC, à News Tank, le 22/01/2021.

Olivier Jaubert a été nommé DG du club toulousain le 03/08/2020, après que le fonds d’investissement américain RedBird Capital Partners a acquis 85 % du TFC le 20/07/2020. Le club relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison 2019-20 est désormais présidé par Damien ComolliDamien Comolli.

« Le contrat avec JomaJoma (équipementier) se termine le 30/06/2021. Nous allons annoncer prochainement l’arrivée d’un nouvel équipementier. Une fois que l’on aura vendu nos principaux espaces sponsoring sur le maillot, l’étape suivante sera de vendre les droits de dénomination du Stadium. Le TFC joue dans un stade qui est survolé, en temps normal, par huit millions de personnes par an. Le toit du Stadium est un réel dispositif de visibilité pour les marques ! Nous signons également un contrat avec FanaticsFanatics sur 10 ans, qui deviendra notre opérateur e-commerce à partir de 2021-22 », explique Olivier Jaubert, qui passe en revue la stratégie sponsoring du TFC après avoir recruté un nouveau directeur des revenus en la personne de Stéphane RoostStéphane Roost (ancien directeur commercial de la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue)).

« Une de nos grandes réflexions porte sur notre stratégie billetterie. Nous devons reconquérir le public. En ce qui concerne le remplissage (du stade), il y a un énorme travail à faire là-dessus. Ce n’est pas qu’une affaire de prix », assure Olivier Jaubert, qui répond aux questions de News Tank.
Olivier Jaubert, directeur général du Toulouse FC - © Toulouse FC
Olivier Jaubert, directeur général du Toulouse FC - © Toulouse FC

« La saison ne sera belle que si le club monte en Ligue 1 » (Olivier Jaubert, TFC)

Le Toulouse FCToulouse FC est 2e de Ligue 2 BKTLigue 2 BKTAppellation du Championnat de France de Ligue 2 pour la période 2020-2024.

Balkrishna Industries Ltd. (BKT), fabricant indien de pneus, a obtenu les droits de dénomination de la Ligue 2 à partir de 2020-21 pour quatre saisons, soit jusqu’au terme de 2023-24, le 15/01/2020. BKT succède à Domino’s Pizza France (restauration), qui avait obtenu ces droits pour la période 2016-2020 le 14/04/2016.
(au 22/01/2021). L’objectif doit être plus que jamais de monter en Ligue 1…

Joueurs du TFC au Stadium de Toulouse - © Toulouse FC « La saison ne sera belle que si le club monte en Ligue 1. C’est enthousiasmant de voir ce groupe bien vivre et enchaîner les succès en ce moment. Mais il n’y a qu’un objectif : être premier ou deuxième à la fin de la saison.

Monter en Ligue 1, ça change tout. Pas uniquement d’un point de vue économique, mais également dans notre travail quotidien. Évoluer en Ligue 1 apporte une dynamique différente et intéresse plus le public. Pour cette saison, si on peut ouvrir à nouveau le Stadium au public, il y aura forcément de l’engouement. Mais je ne suis pas sûr que pour la saison prochaine (2021-22), si on est toujours en Ligue 2, les supporters se précipitent pour aller au stade.

Ligue 1 ou Ligue 2 … ce qui ne change pas, c’est le soutien de nos propriétaires. Nos actionnaires ont conscience de notre volonté de monter en Ligue 1. Mais si cela ne se fait pas cette année, il n’y a rien de dramatique pour eux. 

Ligue 2 BKT 2020-21 : première moitié de classement au 22/01/2021 - © LFP

Qu’est-ce que la pandémie de Covid-19 a changé au TFC ?

Logo du Toulouse FC - © Toulouse FC La difficulté principale n’est pas inhérente à un club de football, c’est la même pour tout le monde : c’est l’incertitude. Depuis près d’un an, les Français, leurs entreprisesdont les clubs de footballvivent dans l’incertitude. Le Covid-19 a évidemment un impact économique sur le club. En interne, nous établissons des plans. En revanche, la période nous a permis de travailler sur des dossiers de fond, en évacuant une certaine pression.

Lorsque nous accueillons le Paris FCParis FC (Ligue 2 BKT) à domicile (1-0) le 05/01/2021, il s’agit d’une affiche de haut de tableau, un mardi soir à 20 heures, dans le froid. Si le Stadium avait été ouvert au grand public, en étant optimiste, on aurait réuni entre 8 000 et 10 000 supporters, et on nous aurait reproché cette faible affluence. Mais il ne faut pas oublier d’où l’on vient !

En 2019-20, le TFC c’était : le plus faible taux de remplissage de Ligue 1 (49 %, contre 70 % de moyenne), le plus haut pourcentage d’invitations, le plus haut taux de no-show avec le billet le moins cher. L’abonnement moyen en Ligue 1 au TFC était moins cher que l’abonnement moyen de Ligue 2 sur 2019-20 !

On vient d’un club qui a subi une énorme désaffection. Ce temps de crise nous permet de travailler pour reconstruire, et essayer de recréer l’engouement pour le TFC. 

Le Covid-19 nous a fait gagner beaucoup de tempsLe Covid-19 est avant tout un problème de santé publique. Nous, nous sommes juste des privilégiés : on a du travail et on joue au foot. L’effet direct, pour parler de choses positives, est que le Covid-19 nous a fait gagner beaucoup de temps : la problématique du football est qu’on est toujours sur du très court terme ; là, on a pu s’inscrire sur un temps long, en ayant du temps pour travailler.  

Le fonds RedBird Capital Partners est-il d’un grand soutien au cœur de cette crise ?

RedBird Capital Partners sont des actionnaires constructeursOn a un actionnaire extraordinaire, qui est d’ailleurs là pour le long terme. RedBird Capital Partners, ce sont des actionnaires constructeurs : ils ont pris des participations dans des sociétés pour 10 ou 15 ans et les ont vendues en les faisant grandir. En ce moment de crise économique, ils accompagnent le club, évidemment. Nous avons énormément de chance.

La crise a-t-elle impacté votre portefeuille de partenaires ?

En hospitalité, nous avons perdu 30 % des sociétés qui nous accompagnaientEn hospitalité, nous avons perdu 30 % des sociétés qui nous accompagnaient. Est-ce que c’est lié à la crise, à la descente en Ligue 2, à une certaine lassitude ? Difficile à dire. Mais cela n’a pas été une hécatombe. Nous allons retrouver un bon volume de partenaires dès la saison prochaine.

À partir de 2021-22, nous allons proposer un nouvel espace d’hospitalité au Stadium. Depuis deux ans, nous n’en avions que deux. Pour 2021-22, nous en aurons trois : le Carré Club, l’Espace affaires et les Loges. 

Quels ont été les impacts de la crise sur le merchandising ?

Fanatics - © Fanatics Difficile de vendre des maillots avec un stade fermé aux supporters. L’e-commerce en décembre 2020 a cependant fortement fonctionné. Ce mois nous a permis de bien compenser les pertes sur la verticale retail.

Par ailleurs, nous signons un contrat avec FanaticsFanatics sur 10 ans, qui deviendra notre opérateur e-commerce à partir de 2021-22. Le TFC devient ainsi le deuxième club français à travailler avec Fanatics après le Paris SG. Cette signature prouve que les grands annonceurs croient en notre projet. Fanatics connait RedBird et leur sérieux. A priori, Fanatics ne vient pas signer avec le TFC, un club de Ligue 2 : s’il le fait, c’est qu’il est convaincu que l’on va construire un beau projet.

Quels changements avez-vous prévu dans votre stratégie sponsoring ?

On s’inspire du modèle allemandOn a une stratégie très claire : on s’inspire du modèle allemand. En Allemagne, il y a très peu de partenaires sur les équipements. Notre objectif est d’en afficher quatre sur le maillot de match (poitrine, manche, dos et short).  En revanche, en Allemagne, les clubs ont entre 20 et 25 partenaires avec qui ils construisent des dispositifs spécifiques. Les montants de ces partenariats sont assez élevés. On sait que les partenaires ont besoin d’être visibles, d’avoir des dispositifs ad hoc. 

Créer des partenariat avec des dispositifs spécifiques, secteur d’activité par secteur d’activitéC’est ce que nous visons : nous allons travailler à la création de partenariats avec des dispositifs spécifiques, secteur d’activité par secteur d’activité. Stéphane Roost, notre nouveau directeur des revenus, et Charlie Pruvost nous ont rejoints dès le début de saison pour se consacrer à ces objectifs. Ils ont été les acteurs des partenariats signés entre la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue), Uber EatsUber et BKTBalkrishna Industries Ltd.. On souhaite faire grandir nos revenus issus du sponsoring de façon exponentielle sur les cinq années à venir.

Où en est votre contrat avec votre équipementier Joma ?

Le contrat avec JomaJoma se termine le 30/06/2021. Nous allons annoncer prochainement l’arrivée d’un nouvel équipementier.

Beaucoup de marques nous ont rencontrés pour devenir équipementier officiel du TFC. Nous avons eu la chance de trouver une marque qui fait de très beaux produits et qui avait vraiment envie de nous accompagner. Tout comme Joma lorsqu’ils nous ont rencontrés en 2015-16 ! Mais des cycles se terminent, et c’était pour nous le bon timing pour changer.  

Joma, équipementier du TFC sur le cycle 2015-2021 - © Toulouse FC

Quels sont les nouveaux assets que vous tenez à développer en matière de sponsoring ?

Nous avons la possibilité de vendre le naming du Stadium. L’opportunité de vendre cet espace est prévue dans la convention d’occupation du domaine public entre Toulouse Métropole et le club.

Avec la terminologie ”Stadium”, on peut apposer n’importe quelle marque à côtéCe n’est pas prévu pour tout de suite ! Une fois que l’on aura vendu nos principaux espaces sponsoring sur le maillot, l’étape suivante sera de vendre les droits de dénomination du Stadium. Nous avons d’ailleurs la chance que le stade porte le nom de ”Stadium”. La difficulté, lorsque l’on crée un naming dans un stade, est de remplacer le nom déjà existant. Avec la terminologie ”Stadium”, on peut apposer n’importe quelle marque à côté. Le TFC joue dans un stade qui est survolé, en temps normal, par huit millions de personnes par an. En décollant de l’aéroport de Blagnac, on survole quasiment à chaque fois le Stadium. Le toit du Stadium est un réel dispositif de visibilité pour les marques !

Le Stadium, à Toulouse - © Toulouse FC

Dans la ville, le Stade Toulousain (Top 14) travaille en étroite collaboration avec Airbus. Est-ce le cas du TFC ?

L’aéronautique ne représente que 1,5 % de nos revenus partenariats, elle devrait peser entre 10 et 15 %Malheureusement non. En faisant l’analyse de notre chiffre d’affaires, on s’est aperçu que le secteur de l’aéronautique représentait 1,5 % de nos revenus de partenariats. Cela n’aurait jamais dû être le cas ! Cette industrie devrait peser entre 10 et 15 % sur nos revenus sponsoring. Donc, on a mal travaillé là-dessus.

On va désormais essayer de mieux travailler avec ce secteur d’activité malgré la crise qu’il traverse actuellement. 

Toulouse est une ville qui accueille beaucoup de clubs de sport professionnels. Comment travaillez-vous avec eux ?

C’est une chance d’avoir six clubs professionnels dans la métropole (Fenix Handball, Spacers Volley, Stade Toulousain, TFC, TMB, TO XIII), sept dans l’agglomération (avec l’US Colomiers Rugby), 10 en Haute-Garonne et 36 en Occitanie. C’est un réel atout pour une ville.

On échange beaucoup avec les clubs, pour apprendre comment ils appréhendent la performance ou encore la formation. On discute sur la façon de mettre en commun des installations, et pourquoi pas d’en créer d’autres. Nous envisageons de créer notre propre lycée pour notre centre de formation, et ce sujet intéresse les autres clubs.

Le Stade Toulousain est-il un frein au développement du TFC ?

Stade Toulousain - © D.R.

Non. Le Stade ToulousainStade Toulousain est un club qui a très bien travaillé pendant des années et qui continue de bien le faire. À nous de bien travailler. 20 % du public qui va à Ernest-Wallon va voir des matches au Stadium… Nous ne sommes pas concurrents ! 

Nos deux clubs travaillent souvent avec les mêmes sociétés prestataires de services. Demain, il n’est pas impossible que l’on envisage de commercialiser ensemble des hospitalités.

La ville dispose de nombreux assets à mobiliser …

Je n’aime pas parler de marketing : nous ne sommes pas un produit. Nous sommes un club, qui repose sur une histoire de rencontres, avec ses supporters, sa région, sa ville, etc. Un club doit être incarné, comme l’incarne Damien Comolli.

On n’est pas là pour faire du business : nous sommes là pour faire vivre un club de football. Oui, le business est une composante de notre activité, mais cela ne doit pas constituer le leadership du projet. Le but du projet est de remettre le club au cœur de sa ville, de son département, de sa région, en apportant de l’innovation, en développant une politique de RSERSEResponsabilité sociale des entreprises, etc.

Terrains d’entraînement du TFC près du Stadium - © Toulouse FC

Le TFC disposait du plus faible taux de remplissage de Ligue 1 sur les dernières saisons. Malgré le huis-clos, qu’avez-vous envisagé pour la suite ?

Une de nos grandes réflexions porte sur notre stratégie billetterie : on a un très grand stade, un grand bassin de population. Il faut reconquérir le public. Nous devons aller le chercher !

On veut laisser les virages être de vraies tribunes populairesOn veut laisser les virages être de vraies tribunes populaires, avec des prix accessibles pour que tout le monde puisse aller au Stadium. La clientèle du football ne peut pas se résumer à des gens qui ont beaucoup d’argent. Il y a énormément de gens qui veulent voir les matches. Alors, même lorsque le Paris SG viendra jouer, les tribunes populaires resteront très accessibles. Les supporters qui ont moins de moyens, doivent pouvoir raisonnablement venir au stade avec leur famille. Par ailleurs, cela ne vaut pas uniquement pour 2021-22, mais pour les 10 saisons à venir. 

Le Stadium à huis clos - © Toulouse FC

Sur le taux de remplissage au stade, il y a un énorme travail à faire là-dessusEn ce qui concerne le remplissage, il y a un énorme travail à faire là-dessus. Ce n’est pas qu’une affaire de prix. L’année dernière, le TFC était le club avec l’abonnement le plus bas de Ligue 1, et le stade ne s’est pas rempli pour autant. Tout n’est pas qu’une question de politique tarifaire. C’est la façon dont on appréhende le public qui compte, comme la façon d’expliquer aux gens comment se rendre au stade. Le but est de simplifier la vie des gens qui ont envie de venir au Stadium. À partir de la saison prochaine, nous allons mettre en place des bus qui iront chercher les gens qui veulent venir au Stadium alors qu’ils se trouvent à 50 kilomètres. Le tout à bas prix.

On veut se réancrer dans notre région, on veut être le grand club de l’Ouest Occitanie.

Comment comptez-vous reconnecter le club avec les amateurs de football de son territoire ?

On a la chance d’être sur un grand bassin de population. On va développer un programme de partenariats auprès des clubs amateurs de la Région de l’Ouest Occitanie. On va aller chercher entre 100 et 150 clubs, avec des apports techniques, matériels, mais aussi technologiques. Au travers d’applications, on peut aider un président de club à mieux gérer son activité de bénévole. S’il n’a pas les moyens de s’offrir certains services, nous pouvons l’aider.

Avec la venue de RedBird Capital Partners, l’organigramme du club a évolué. Quels sont les principaux changements ? Y a-t-il eu des créations de poste sur des secteurs stratégiques ?

Notre première décision a été de construire un vrai comité de directionTout d’abord, nous sommes des héritiers d’une histoire. Damien ComolliDamien Comolli et moi-même ne sommes pas arrivés dans une logique de balayer tout ce qui avait été fait au TFC.

Olivier SadranOlivier Sadran avait repris le club en 2001, il d’abord sauvé ce club, l’a fait grandir et amené aux sommets, jusqu'à la Ligue des champions. Nous arrivons à un moment particulier, celui d’un changement d’actionnaires, qui apporte de nouvelles idées, de nouvelles personnes.

Damien Comolli, président du TFC - © Toulouse FC Notre première décision a été de construire un vrai comité de direction auquel nous avons intégré le directeur des opérations et le directeur de la sécurité et de la sûreté. Nous avons également recruté des profils différents : une directrice juridique (Cindy Johnson, ex-ASSE) un directeur financier (Benjamin Amirault, ex-FFT), un directeur des revenus (Stephane Roost, ex-LFP), un directeur marketing communication et digital (Sebastien Duhamel, ex-adidas), etc.

Nous avons créé un outil de management important. Un club est une entreprise et c’est très difficile d’avoir entre 30 et 50 personnes qui reportent au directeur général.

On nous dit souvent que nous sommes le seul club relégué en Ligue 2 à recruter du monde ! Effectivement, nous avons recruté 14 personnes sur le centre de formation et le staff professionnel… On grandit ! 

Nous avons recruté des personnes qui sont attachées à Toulouse et au TFC. C’est important car lorsque que l’on va parler d’identité de club, lorsque l’on s’adresse aux supporters ou au grand public, il faut que les acteurs qui prennent la parole sachent de quoi ils parlent.

Un beau mélange de Toulousains et de personnes qui viennent de l’extérieurOn a donc un beau mélange de Toulousains et de personnes qui viennent de l’extérieur, et qui arrivent au club avec une vraie humilité. Certes nous avons vécu d’autres expériences, mais on ne va pas faire du copier-coller : c’est une mauvaise idée, chaque fois que quelqu’un essaie de fonctionner de la sorte, ça ne marche pas. Nous devons amener nos expériences et nous demander si cela correspond aux attentes de nos supporters, à l’image que notre club veut véhiculer, à la ville de Toulouse, et non pas à un concept qui marche à Paris ou aux USA.

C’est là où il faut être très prudent, nous sommes les héritiers d’un club qui existe depuis de nombreuses années. Nous allons le conduire le plus haut possible, tout en respectant ce qui a été fait avant.

Concernant l’identité du club, nous allons travailler en open source : nous allons rencontrer des supporters et nous allons utiliser le digital pour que les gens participent et nous donnent leur vision du TFC. On veut réancrer notre club dans sa ville, Toulouse.

Quelle est votre stratégie sur le digital ?

Le TFC est le 13e club de sport français en nombre d’abonnésLe Toulouse FC est le 13e club de sport français en nombre d’abonnés, et le 11e club de football en la matière.

Le club a très bien travaillé sur ce domaine. Le TFC peut être fier de la stratégie digitale qu’il a menée ces cinq dernières années. Il y a quelques saisons, le club avait installé un ton tout particulier sur les réseaux sociaux. On l’a un peu perdu et il faut le retrouver. Cela fait partie de notre recherche d’identité. 

Le TFC est-il intéressé par l’esport ? Par Twitch ?

Non. Nous avons de nombreux autres chantiers avant cela. Nos supporters ont envie de voir le Toulouse FC sur la pelouse, et n’ont pas envie de voir des joueurs de FIFA, de Call of Duty ou de LoL porter le maillot du TFC. Pas pour l’instant. Donc ce n’est pas au programme.

Quant à TwitchTwitch, cela ne sert à rien d’y aller si on n’a rien à proposer de sérieux. Si on comprend à qui s’adresse Twitch et quels types de contenus fonctionnent, dans ce cas-là, le support peut être un véritable levier pour aller chercher des nouveaux fans. 

Allez-vous mettre en place des équipes de production ?

On va créer du contenu, beaucoup de contenu !Absolument. Nous avons d’ores et déjà recruté un JRI (journaliste reporter d’images) en attendant de renforcer encore davantage ce secteur à terme. On va créer du contenu, beaucoup de contenu ! On a envie de raconter des histoires d’une nouvelle façon : filmer pendant deux jours le président donc son travail quotidien, filmer les joueurs dans Toulouse comme des gens normaux, etc. Les joueurs qui arrivent au TFC sont séduits par Toulouse, alors il faut le raconter, le montrer.

Concernant la crise des droits TV et la défection de Mediapro, Maxime SaadaMaxime Saada (Canal+) a déclaré que le football français avait perdu de sa valeur. Quelle est votre réaction face au cas Mediapro et aux déclarations du dirigeant de Canal+ ?

Le temps n’est pas aux phrases. Qu’on laisse travailler la LFPLes clubs ont choisi de confier la responsabilité du traitement de ce dossier à Vincent LabruneVincent Labrune. Qu’on laisse travailler le président de la Ligue de Football ProfessionnelLigue de Football Professionnel. Nous avons confiance en lui, les clubs lui ont donné cette responsabilité. Il a déjà terminé la partie sur la résolution du conflit avec MediaproMediapro. Il s’attaque désormais à la deuxième partie. Le temps n’est pas aux phrases. Qu’on laisse travailler la LFP. »

Olivier Jaubert

Fiche n° 22618, créée le 02/05/17 à 22:13 - MàJ le 21/01/21 à 17:56

Olivier Jaubert

Date de naissance : 07/10/1962

Parcours Depuis Jusqu'à
Toulouse FC
Directeur général Août 2020 Aujourd'hui
Août 2020 Aujourd'hui
c0ntact Gaming LLC
Directeur Général Juillet 2019 à Août 2020
Juillet 2019 Août 2020
Ligue de Football Professionnel
Directeur Ccial Mkg et Relations Investisseurs Avril 2017 à Juillet 2019
Avril 2017 Juillet 2019
Ugolf Americas
Founder and CEO Janvier 2016 à Mars 2017
Janvier 2016 Mars 2017
LATAM Merchandising at Nike (Sao Paulo, BRA)
General Manager Janvier 2012 à Décembre 2015
Janvier 2012 Décembre 2015
Juventus Merchandising at Nike
General Manager Octobre 2008 à Décembre 2011
Octobre 2008 Décembre 2011
Nike France
Sports Marketing Director Septembre 1997 à Septembre 2008
Septembre 1997 Septembre 2008
PSG Merchandising at Nike
General Manager Septembre 2003 à Août 2006
Septembre 2003 Août 2006
International Sport Expert
Division director Mars 1995 à Août 1997
Mars 1995 Août 1997


Toulouse FC

Fiche n° 1226, créée le 06/02/14 à 18:33 - MàJ le 03/03/21 à 16:32

Toulouse FC

Activité  : club de football professionnel français

Partenaires officiels :
Triangle Interim (ressources humaines) : sponsor maillot principal
Joma (équipementier) : 2015-2021
Craft (équipementier) : à partir de 2021-22
Newrest (catering)
LP Promotion (immobilier)
Christian De Boussac (concessionaire automobile)
Banque Populaire Occitane (banque)
Caisse d'Épargne (banque et assurances)
La Dépêche du Midi (média)
DMAX (déménagement)
• Serge Blanco (habilleur officiel) : 2020-2023

Partenaires institutionnels :
Ville de Toulouse (collectivité) : sponsor short face avant
• Région Occitanie (collectivité)
• Conseil départemental Haute-Garonne (collectivité) : sponsor short face arrière et latéral

119 partenaires



Toulouse FC
1, allée Gabriel Biénès
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