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Exclusif Ligue de Paris Ile-de-France : « Mon équipe et moi-même avons plutôt bien travaillé » (Jamel Sandjak)

Paris - Publié le jeudi 10 décembre 2020 à 10 h 01 - n° 201928 « J’ai le sentiment que mon équipe et moi-même avons plutôt bien travaillé. Dans le cadre de ces élections, j’ai souhaité présenter un bilan global 2013-2020 pour que nos clubs aient une vision d’ensemble sur ces huit années passées à la Ligue », déclare Jamel SandjakJamel Sandjak, président de la Ligue de Paris-Île-de-France depuis le 01/01/2013, à News Tank, le 09/12/2020.

Les élections du nouveau comité directeur de cette Ligue régionale pour la période 2020-2024 devaient avoir lieu lors de l’Assemblée générale programmée le samedi 19/12/2020. Mais ce rendez-vous a dû être reporté : « Lors du comité directeur du 12/12/2020, réuni en urgence par le président Sandjak et après concertation avec l’ensemble des membres et présidents de District, il a été décidé à l’unanimité, compte tenu des dernières et fortes incertitudes qui pèsent sur l’organisation de l’Assemblée générale, de la repousser au mardi 05/01/2021 à 19 heures et de la convoquer par voie dématérialisée », a annoncé la Ligue francilienne le 14/12/2020.

Deux autres listes se présentent face à « Ensemble la Ligue », celle de Jamel Sandjak :
• L’une, « Football uni », menée par Thierry MercierThierry Mercier, ex-président du District de Val-de-Marne et déjà candidat en 2016 (il avait recueilli 32 % des suffrages).
• L’autre, IDF (Interagir, développer, financer) conduite par Éric Aderdor, ex-président du FC Mantois, le club de Mantes-la-Ville (Yvelines).

Réélu avec 68,56 % des suffrages le 17/12/2016, Jamel Sandjak a l’ambition de poursuivre son œuvre : « Nous n’avons pas tout bien fait, pas tout réussi et peut-être fait involontairement quelques malheureux. Nous pouvons néanmoins être fiers de ce que nous avons réalisé, ensemble avec nos clubs. »

Au terme d’une année 2020 bouleversée par la pandémie de coronavirus, il se veut optimiste : « Nous allons évaluer les aides pour accompagner les clubs sur la durée. Nous avons été là pendant huit années. Nous avons été à l’écoute pendant toute cette période compliquée. Nous continuerons à être là pour les aider. C’est le cœur de ma mission et le sens que j’ai donné depuis des années à ma vie », assure Jamel Sandjak qui répond aux questions de News Tank.
Jamel Sandjak, président de la Ligue de Paris Ile-de-France - © "Ensemble la Ligue"
Jamel Sandjak, président de la Ligue de Paris Ile-de-France - © "Ensemble la Ligue"

Ligue de Paris Ile-de-France : pour accéder au site de « Ensemble la Ligue », la liste de Jamel Sandjak en vue des élections reportées au 05/01/2021, cliquez ici !

« Ce dont je suis le plus fier, c’est de la proximité que nous avons créée avec les clubs et de leur professionnalisation » (J. Sandjak, Ligue de Paris Ile-de-France)

Un mot tout d’abord sur la convention de mécénat que vous avez signée au nom de la Ligue de Paris Ile-de-France avec Nasser Al-KhelaïfiNasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-GermainParis Saint-Germain, le 28/11/2020…

Un mécénat très important pour le Paris SG et pour la Ligue de Paris Île-de-FranceCette Convention a été un de mes premiers souhaits quand j’ai été élu à la tête de la Ligue de Paris Ile-de-France. Le Paris SG est un club bienveillant, à l’écoute, même si cela a pris un peu de temps. Ce mécénat est très important pour les deux parties. Nous avons souhaité aider les clubs amateurs de notre Ligue, le Paris SG aussi : la première saison, cette aide consiste en un versement à nos 1 100 clubs d’un euro par licencié(e) de moins de 19 ans, soit 174 615 €. La seconde saison, le Fonds de dotation versera 150 000 € à la LPIFF pour financer des projets en direction des jeunes.

Si en plus, cet exemple peut être dupliqué, c’est formidable : je crois savoir qu’un autre club de Ligue 1 envisage aussi un geste de solidarité comme le Paris SG en direction des clubs de son département.

Jamel Sandjak et Nasser Al-Khelaïfi le 28/11/2020 - © Ligue de Paris Île-de-France

Comment se porte la Ligue de Paris Ile-de-France en cette année 2020 si particulière ?

Une cacophonie parfois incroyable !Le monde traverse une crise majeure et sans précédent. Le foot amateur n’y échappe pas et notre Ligue non plus. Face à cette pandémie de Covid-19, nous ne maîtrisons pas tout. Ce n’est pas comme si nous avions à gérer de fortes intempéries qui nous obligeraient à modifier nos calendriers. En l’espèce, nous devons non seulement subir les effets de la crise sanitaire, de ses conséquences, mais en plus, nous devons nous soumettre aux décisions des Pouvoirs publics et aux conséquences qu’en tire la FédérationFFFFédération Française de Football Française de Football. Le tout parfois dans une cacophonie incroyable !

Au niveau de notre bilan, on est plutôt bien. J’ai le sentiment que mon équipe et moi-même avons plutôt bien travaillé. Dans le cadre de ces élections, j’ai souhaité présenter un bilan global 2013-2020 pour que nos clubs aient une vision d’ensemble sur ces huit années passées à la Ligue.

Savez-vous que l’ensemble de nos tarifs et coûts, dont ceux bien sûr des licences, sont gelés depuis 2013 ?En vérité, je préfère parler de « patrimoine » plutôt que de bilan. Nous avons dans le même temps modifié notre modèle de gouvernance, acheté et rénové en grande partie notre Centre technique Campus - Domaine de Morfondé, et délibérément adopté une gestion financière rigoureuse, bienveillante et vertueuse. Savez-vous que l’ensemble de nos tarifs et coûts, dont ceux bien sûr des licences, sont gelés depuis 2013 ? Ça, ce n’est ni une promesse de campagne, ni un projet évanescent, c’est une action concrète réalisée en direction des clubs. Parce que dans le même temps, les coûts pour la Ligue, eux, ont augmenté. Nous sommes partis d’un principe : tant que la Ligue va bien, pourquoi faire peser sur les clubs des charges supplémentaires ?

Pas de bla-bla, des résultats !Mieux, en ce qui concerne les licences de bénévoles -je ne comprends pas, déjà, qu’il faille faire payer une licence à un bénévole- nous avons rétrocédé aux clubs la part qui revient normalement à la Ligue et qui représente 4,15 euros par licence. Total : 95 000 euros par an. Soit près de 500 000 € sur le mandat que la Ligue a redistribués aux clubs. Voilà une deuxième action concrète au bénéfice de nos clubs. Pour mon équipe et moi : pas de bla-bla, des résultats !

Nous avons créé un Fonds de Solidarité régional Nous avons aussi créé, dès notre arrivée, un Fonds de Solidarité régional de 200 000, puis 400 000 € par an. A la fin de cette saison nous avons, en plus, redistribué 320 000 euros aux clubs suite à l’arrêt des compétitions lors du premier confinement (en vigueur du 17/03 au 10/05/2020). A cela s’ajoute une aide exceptionnelle dans le cadre du Fonds de Solidarité national de 515 000 €.

1,2 M€ d'aides supplémentairesL’ensemble de ces sommes a déjà été porté au crédit des comptes de nos clubs. Enfin et au regard une nouvelle fois de notre excellent exercice comptable de la saison dernière, j’ai demandé, lors du Comité de direction du mois d’octobre, de réserver une grande partie de l’excédent réalisé à un fonds exceptionnel « Covid-19 » pour un montant de 400 000 euros. En définitive, nous aurons, en plus des redistributions habituelles, aider nos clubs à hauteur de 1,2 million d’euros entre la fin de saison dernière et cette saison.

« Ensemble la Ligue », la liste de Jamel Sandjak pour les élections du 19/12/2020 - © "Ensemble la Ligue"

Composition de la liste « Ensemble la Ligue » de Jamel Sandjak - © "Ensemble la Ligue"

Nous avons dégagé un excédent de 1,1 M€ en 2018-19 et de 0,8 million pour 2019-20En fait, les comptes des Ligues ont un côté très particulier : elles reversent une partie de leurs produits aux Districts et à la FFF. Pour ce qui nous concerne, nous avons un budget de 10 millions d’euros, mais environ 5 M€ repartent en direction des Districts et de la Fédération. Il ne reste donc que 5 M€ pour gérer la totalité de notre activité et assurer les charges courantes et d’entretien (bâtiments compris). C’est sur la base de ce chiffre que nous avons, par exemple dégagé un excédent de 1,1 M€ en 2018-19 et de 0,8 million pour 2019-20. C’est grâce à cette gestion rigoureuse que nous avons pu, d’une part, acheter notre Centre technique à Villeparisis (en Seine-et-Marne, à 20 km au nord-est de Paris) et d’autre part engager les transformations et rénovations nécessaires non seulement à Morfondé, mais aussi au siège, Place de Valois (Paris Ier) sans faire peser le moindre frais supplémentaire sur les budgets des clubs.

Ça, c’est au niveau financier. Et dans les autres secteurs ?

744 emplois sur trois ansNous voulions accompagner les clubs dans leur structuration et leur professionnalisation et pour y arriver, il fallait créer des emplois. Grâce à l’aide de l’État et de nos partenaires, nous en avons créé 744 sur trois ans. Nous travaillons aussi à la digitalisation de nos outils : il n’y a pratiquement plus de courriers, par exemple, entre la Ligue et les clubs, tout se fait par voie dématérialisée.

Nous avons mis en place une assistance juridique, pour répondre aux problèmes liés aux conséquences de la crise sanitaire, mais surtout pour accompagner nos clubs et leurs présidents dans leur fonction d’employeurs notamment.

Nous avons pu augmenter le nombre d’équipes engagées malgré un niveau de compétition en moinsAutre point important à souligner qui a beaucoup été apprécié, c’est celui de la réforme des compétitions seniors imposée par la FFFFFFFédération Française de Football en 2016. Alors que les Ligues devaient passer de quatre niveaux de compétitions régionales à trois et que les conséquences mathématiques étaient normalement de nombreuses descentes supplémentaires, nous avons fait le choix d’élargir la pyramide. Ainsi nous avons pu augmenter le nombre d’équipes engagées alors que nous avions un niveau de compétition en moins. Ce qui est plutôt vertueux.

La Ligue de Paris-Île-de-France dit « non au racisme »

La Ligue de Paris-Île-de-France dit « non au racisme »

• Le racisme n’a pas sa place dans notre société. Nulle part. Et encore moins sur un terrain de football où, au-delà de la volonté de gagner, les valeurs de respect, de dépassement de soi, et de solidarité constituent le fondement même de ce sport auquel nous sommes s’y attachés.

• Sur un terrain de foot, il n’y a plus ni couleurs, ni conditions sociales. Il n’y a que des hommes, des femmes et des enfants unis dans une même passion du ballon rond. Que ce soit en District, en Ligue, en Fédération ou en Ligue des Champions, dans les tribunes, sur le terrain, ou au bord du terrain, le racisme doit en être exclu par tous les moyens.

• Et nous sommes particulièrement fiers que les joueurs du Paris SG, dans l’enceinte du Parc des Princes, et au soutien de leurs homologues de Basaksehir (TUR) et de leurs dirigeants, aient eu le courage de dire « non au racisme » en décidant en concertation avec les joueurs turques de ne pas reprendre la partie (match de Ligue des champions programmé le 08/12/2020, finalement repris à la 14e mn le 09/12/2020 et remporté 5-1 par le Paris SG. Le Roumain Sebastian Coltescu, 4e arbitre, dit avoir utilisé le terme « Negru », « Noir » en roumain, pour désigner Pierre Achille Webo, ancien international camerounais aujourd’hui entraîneur-adjoint d’Istanbul Basaksehir, accusé de critiquer de façon trop véhémente l’arbitrage du Roumain Ovidiu Hategan).

• Cet acte fondateur, à portée internationale, agira, nous en sommes sûrs, comme un détonateur pour lutter encore plus fort contre l’obscurantisme et le racisme. La Ligue de Paris Ile-de-France de Football, avec le Paris SG, avec le football francilien, avec la France, et avec le monde entier dit « not to racism ». 

Ligue de Paris Ile-de-France de Football, communiqué du 09/12/2020, au lendemain de l’arrêt après 13 minutes du match de Ligue des champions Paris Saint-Germain - Istanbul Basaksehir (TUR), au Parc des Princes (Paris, FRA) le mardi 08/12/2020

En ce qui concerne l’arbitrage, votre adversaire Thierry MercierThierry Mercier soulignait dans une interview à News Tank que votre Ligue avait perdu 15 % de ses arbitres en deux ans !

Les nouveaux arbitres n'ont pas pu passer leur examen pratique à cause de la crise sanitaireLes chiffres ne peuvent pas ainsi être sortis de leur contexte, cela n’a pas de sens. Certes, on a perdu des licenciés ; faut-il rappeler l’arrêt totale de l’activité le 16/03/2020 ? Les nouveaux arbitres reçus à leur examen théorique n’ont pas pu passer leur examen pratique, c’est-à-dire leur match probatoire, en raison de l’arrêt des compétitions. Et c’est normalement à cette occasion que les clubs font une demande de licences arbitres pour leurs candidats. Cela explique en très grande partie la baisse d’effectifs entre le 30/06/2019 et le 30/06/2020. Vous l’aurez compris, c’est conjoncturel. Au niveau national, depuis le 30/06/2019, la FFFFFFFédération Française de Football a perdu 4 280 arbitres, soit une baisse de plus de 20 % de ses effectifs. Certaines Ligues régionales ont perdu beaucoup plus que la nôtre.

En dehors de cet effet de crise, notre Ligue a vu ses effectifs d’arbitres augmenté régulièrement entre le 30/06/2013 et le 30/06/2019, puisque nous avons enregistré une hausse de 192 arbitres, soit + 8,6 %.

Entre nos deux CTRA (conseillers techniques régionaux en arbitrage), dont Éric Poulat, et notre Commission régionale à l’Arbitrage qui font un travail remarquable, je suis complétement rassuré.

Nous avons mis en place une cellule d’alerte pour les arbitres agressésL’arbitrage a toujours été au cœur de ma politique avec notamment la mise en place de l’opération « l’Arbitre, c’est sacré » qui comporte 10 points. Nous avons notamment mis en place une cellule d’alerte, le week-end, pour les arbitres agressés. Nous devons être mis immédiatement au courant, même pour les compétitions de District, en cas de problème. L’arbitre a vraiment besoin de nous dans ces moments. Il y a donc une permanence téléphonique avec un élu disponible.

Stéphanie Frappart dans « Stadium Magazine », le magazine de la Ligue de Paris Ile-de-France en 2018 - © Ligue de Paris Ile-de-France Il n’empêche que Stéphanie Frappart, qui est devenue la première femme à arbitrer un match de Ligue des champions masculine le 02/12/2020 (Juventus FC - Dynamo Kiev, 3-0), figure sur la liste de Thierry Mercier !

Ce qui arrive à Stéphanie, je n’ai cessé de m’en réjouir depuis 2014. Même si elle doit sa réussite en grande partie à son talent, je veux croire que notre Ligue y est un peu pour quelque chose. Nous l’avons, dès notre arrivée, choisie comme symbole de l’arbitrage francilien. En sont témoins nos PV de Commission et de Comité Directeur, nos nombreuses publications sur notre site et nos réseaux sociaux, ainsi que les différents numéros de Stadium Magazine (le magazine de la Ligue de Paris Ile-de-France).

« 100 actions qui ont changé la Ligue » / 56 000 licenciés supplémentaires en huit ans - © Ligue de Paris Ile-de-France

Vous évoquiez à l’instant la perte de licenciés. Combien en comptez-vous aujourd’hui ?

Nous étions à 272 000 à la fin de saison 2019-20 en raison de l’arrêt des compétitions. Pour cette saison, nous serons, je le crains, en baisse, en raison de ce nouvel arrêt brutal de l’activité, mais ce que je souhaite souligner, ce sont les 56 000 licenciés supplémentaires que nous avons attirés en huit ans, cela fait 25 % en plus ! Et ça représente 30 % de l’augmentation national !

Dans le cadre de votre campagne pour un troisième mandat, vous avez recensé « 100 actions qui ont changé la Ligue ». Que reste-il à faire ?

Beaucoup de choses restent à réaliser et comment aller plus haut avec nos licenciés es et nos clubs ? Il faut déjà consolider ce qui a été fait. Car tout reste fragile ; dans la vie rien n’est jamais acquis. Il suffit que d’autres arrivent avec un projet d’un autre âge, beaucoup moins vertueux, et on revient plus de 10 ans en arrière dans une société qui a avancé de 10 ans, tout en vivant une crise sanitaire et économique sans précédent.

Le football féminin avance à grands pasLe football féminin restera une des priorités car il avance à grands pas et nous devons garder le rythme si nous ne voulons pas être dépassés. Pendant la Coupe du mondeCoupe du monde féminine 2019Organisée en France, du 07/06 au 07/07/2019, dans neuf villes : Grenoble, Le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris (Parc des Princes), Reims, Rennes et Valenciennes. féminine 2019 en France, nous avons organisé de belles opérations. Deux super tournois U16, l’un régional, l’autre international, où toutes nos filles ont pu participer. Nous sommes allés dans les quartiers. Cela a été très lourd à organiser, mais ça a très bien marché.

En huit années, les résultats de notre politique de développement du foot féminin se sont traduits par une croissance de plus de 254 % des effectifs licenciées, passant de 5 300 à 18 800 ! Soit presque le double de la croissance nationale qui s’élève à 129,26 % en huit ans (de 84 876 à 194 588 licenciées).

« 100 actions qui ont changé la Ligue » / Développement du football féminin - © Ligue de Paris Ile-de-France

Et ce n’est pas tout. Depuis 2013, la croissance du futsal est passée de 3 800 à 8 000 pratiquants avec un leadership de nos équipes dans les Coupes et Championnats Nationaux et la présence de 12 joueurs franciliens dans l’équipe de France. 

Venons-en au centre technique régional de Morfondé que vous avez inauguré le 23/09/2017 à Villeparisis…

Ce domaine de 24 hectares est une des réalisations les plus marquantes de ces deux mandats. Au cours des 30 dernières années, cela n’avait pas été fait. En un mandat, nous l’avons fait ! Aujourd’hui, notre Institut de formation (IR2F / Institut Régional de Formation du Football) et toute l’équipe technique y sont installés.

Mais Thierry Mercier regrette que Morfondé perde de l’argent !

Thierry Mercier a passé 15 minutes à Morfondé le 20/02/2016 Mais comment peut-il dire cela ? Nous ne l’avons quasiment pas vu lors du premier mandat, il était d’ailleurs absent lors du Comité directeur qui a voté l’acquisition du site, et nous ne l’avons vu à aucune réunion ni à aucun rassemblement sur ce deuxième mandat. Que connait-il et que sait-il de Morfondé ? Il n’y est jamais venu ou 15 minutes le 20/02/2016 alors que rien n’avait été fait. Ses différentes déclarations quant aux questions financières relatives à la Ligue, de façon générale et plus seulement sur le sujet Morfondé, sont le triste reflet de sa connaissance de l’institution.

Composition de la liste « Football uni » de Thierry Mercier - © "Football uni"

Je veux rappeler que quand vous êtes élu par les clubs de votre District, vous avez le devoir, vis-à-vis d’eux, de les représenter à la Ligue, que vous appréciez ou non les personnes qui y sont en responsabilité. Je l’ai fait pendant quatre ans de 2008 à 2012 et croyez-moi, je n’étais pas souvent d’accord avec la politique sportive qui y était menée. Mais j’ai fait entendre ma voix par respect pour mes convictions et par devoir pour les clubs du 93.

Présentation du Centre technique de Morfondé dans « Stadium Magazine », le magazine de la Ligue de Paris Ile-de-France - © Stadium Magazine

Où était Thierry Mercier quand nous avons pris les décisions nécessaires au soutien financier de nos clubs ?Il est très surprenant qu’un homme qui a totalement été absent de toutes les réunions organisées entre la Ligue et ses Districts lors de ces derniers mois, alors que nous traversons une crise sanitaire majeure impactant durablement la vie de nos clubs, se présente en responsabilité à la Ligue. Où était-il quand nous avons mis en place, collégialement, les réseaux pour permettre aux clubs de rester en lien permanent avec nos institutions ? Où était-il quand nous avons pris les décisions nécessaires au soutien financier de nos clubs ? Où était-il quand nous avons discuté et décider ensemble du Fonds Régional et National de Solidarité ? Où était-il quand nous avons discuté ensemble des décisions qu’il fallait porter auprès de la FFF pour défendre les intérêts de nos clubs quant à l’issu de la saison sportive ? La liste est longue…

Être totalement absent en cette période extraordinaire, en ces moments où la solidarité doit être le fil conducteur, où les mains doivent se tendre et se serrer, et où il faut être courageux pour prendre, non la meilleure décision mais la moins mauvaise, cela me laisse sans voix…

Morfondé va devenir le lieu où il faudra être, un lieu incontournable du sport francilien Pour en revenir à Morfondé, il faut avoir une vision pour comprendre qu’il va devenir le nouvel élément moteur de notre Ligue. Nous serons dans les années à venir la seule Ligue à posséder un modèle économique non seulement vertueux, mais aussi, grâce à « Campus », créateur de richesse au bénéfice de nos clubs et licencié(e)s. La Ligue de demain ne s’appuiera pas uniquement sur les redevances des licences et autres DCC (Droit de changements de club), mais sur cet outil qui sera source de nouvelles recettes. Campus Domaine de Morfondé donne à notre Ligue un statut qu’elle n’a jamais eu en lui permettant de devenir un acteur socio-économique majeur de notre région. Morfondé va devenir le lieu où il faudra être. Un lieu incontournable du sport francilien et bien plus encore.

Campus Domaine de Morfondé - © District des Hauts-de-Seine  

Morfondé est donc la réalisation dont vous êtes le plus fier ?

Notre prochain projet majeur est celui de l’apprentissageNon, ce dont je suis le plus fier c’est, d’une part de la proximité que nous avons créée avec les clubs, et d’autre part de leur « professionnalisation » favorisée par l’emploi de nos jeunes. Le dispositif CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi) avec ses 315 emplois créés, le suivi et l’accompagnement des contrats d’avenir, l’opération « Un club, un Emploi » avec 429 jeunes employés et qualifiés en trois ans (dont BAPAAT / Brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien - BPJEPS / Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - BMF / brevet de moniteur de football) en sont les meilleurs exemples. Avec l’aide de nos partenaires et notamment la Région Ile-de-France, notre prochain projet majeur est celui de l’apprentissage. Nous allons aussi ouvrir d’autres voies, dans la perspective des Jeux de Paris 2024 notamment, avec des formations à l’anglais, mais également pour nos entraîneurs qui souhaitent obtenir des bagages supplémentaires.

Ligue de Paris Ile-de-France de Football (LPIFF) : une liste de 15 membres

Ligue de Paris Ile-de-France de Football (LPIFF) : une liste de 15 membres

• L’élection des membres du comité de direction de la Ligue de Paris Ile-de-France de Football aura lieu lors de l’Assemblée générale du 19/12/2020.

• Les membres, hors membres de droit, sont élus par l’Assemblée générale au scrutin de liste bloquée pour une durée de quatre ans.

• La liste devra être composée de 15 membres :

- 10 membres indépendants

- Un arbitre

- Un éducateur

- Une licenciée

- Un médecin

- Un représentant du football diversifié

• La liste doit indiquer lesquels de ses candidats exerceront les fonctions de président, président délégué, secrétaire général et trésorier général, étant précisé que :

- La fonction de président est réservée au candidat tête de liste.

- La fonction de président délégué est réservée au candidat en 2e position sur la liste.

- La fonction de secrétaire général est réservée au candidat en 3e position sur la liste.

- La fonction de trésorier général est réservée au candidat en 4e position sur la liste.

Que pensez-vous du troisième candidat à l’élection à la Ligue, Éric Aderdor, ex-président du FC Mantois, le club de Mantes-la-Ville (Yvelines) ?

La Ligue a besoin de gens sérieux et soucieux de l’intérêt généralUn candidat qui prétend vouloir diriger une Ligue comme celle de Paris Ile-de-France et qui a été débarqué de la présidence de « son » club dont il n’a pas le soutien me laisse perplexe.  Michel Moulin est venu me rendre visite le 13/10/2020 pour me parler de son projet de conquête de la FFFFFFFédération Française de Football. Voyant peut-être mon manque d’enthousiasme, il a, je crois, décidé de fabriquer une candidature en vue de l’élection de notre Ligue. Ce qui explique l’arrivée tardive de cette liste dans la campagne. C’est dommage, car nos clubs ont besoin, notamment dans cette période très compliquée, de dirigeant(e)s sur lesquels ils peuvent s’appuyer. Sur lesquels ils peuvent se reposer. La Ligue a besoin de gens sérieux et soucieux de l’intérêt général. Personnellement, j’ai appris le métier d’abord dans mon club, à Noisy-le-Sec, pendant près de 40 ans, puis au District de la Seine-Saint-Denis, avant de me présenter à la Ligue en 2012.

Composition de la liste IDF (Interagir, développer, financer) d'Éric Aderdor - © IDF

Peu après votre Ligue, ce sera à la FFFFFFFédération Française de Football de renouveler ses instances dirigeantes, le 13/03/2021. Vous étiez dans les listes d’opposition à l’actuel président, Noël Le GraëtNoël Le Graët, lors de scrutins précédents, avec Fernand Duchaussoy en 2011 ou Jacques Rousselot en 2017. Que ferez-vous en 2021 ?

La FFF, on en parlera bien plus tardJ’ai vécu des expériences qui rendent plus lucide, plus fort. Hier, comme aujourd’hui, je consacre tout mon temps à la Ligue et à ses clubs qui attendent de leur président et de son équipe une attention de tous les instants notamment en cette période de crise mondiale. La priorité aujourd’hui, c’est le travail en soutien aux clubs. La FédérationFFFFédération Française de Football, on en parlera bien plus tard.

Pour en revenir à la crise sanitaire, certains de vos clubs risquent-ils de mettre la clé sous la porte à cause du Covid-19 et de ses conséquences économiques ?

Les clubs peuvent être très vite confrontés à des situations sociales dramatiquesJe ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter que cela arrive. C’est mon engagement, mon contrat. Les clubs peuvent être très vite confrontés à des situations sociales dramatiques face à des parents qui peuvent se retrouver au chômage. Certaines familles vont devoir économiser, payer en plusieurs fois les cotisations des enfants, voire une partie ou pas du tout. Nos clubs vont aussi, pour certains, être confrontés aux réalités économiques désastreuses de leurs partenaires après avoir été, en fin de saison dernière, dans l’impossibilité d’organiser des soirées festives ou des tournois de jeunes. Se pose aussi la question des subventions municipales, alors que les collectivités vont être, elles aussi, confrontées aux difficultés financières. Tout cela risque de les plonger dans un avenir incertain. Chacun devra prendre sa part. District, Ligue, Fédération, partenaires institutionnels. La solidarité a un prix. La Ligue l’a déjà prouvé, elle sera au rendez-vous.

« 100 actions qui ont changé la Ligue » / « Hommage à ceux qui font le football francilien » - © Ligue de Paris Ile-de-France

Nous avons été à l’écoute pendant toute cette période compliquéeC’est dans ce sens que nous avons déjà créé un groupe de travail avec des référents venant d’horizons divers pour anticiper et examiner les conséquences de la crise sur nos clubs.  Nous allons, avec nos partenaires institutionnels et privés, évaluer les aides pour accompagner les clubs sur la durée. Nous avons été là pendant huit années. Nous avons été à l’écoute pendant toute cette période compliquée. Nous continuerons à être là pour les aider. C’est le cœur de ma mission et le sens que j’ai donné depuis des années à ma vie.

Vous demeurez donc optimiste malgré le contexte difficile ?

Consolider, poursuivre, échangerNous avons enregistré 56 000 licenciés supplémentaires depuis 2013 et nous sommes une des rares Ligues à ne pas avoir perdu de dirigeants bénévoles. Nous avons avec la complicité de nos clubs provoqué une véritable dynamique. Lors du cycle 2020-2024, nous allons consolider les acquis, poursuivre le dialogue avec nos groupes de travail, échanger avec le Collège des présidents de club et le Conseil consultatif de la Jeunesse sur le club de demain.

Districts et clubs ont besoin, dès le lendemain des élections, d’une Ligue forte et stableEn huit années à la Ligue j’ai beaucoup appris. Appris que le parfait n’était pas de ce monde et même si nous n’avons pas tout bien fait, pas tout réussi et peut-être fait involontairement quelques malheureux, nous pouvons néanmoins être fiers de ce que nous avons réalisé, ensemble avec nos clubs. Dans cette période qui s’annonce encore plus difficile et incertaine, la Ligue ne peut se permettre ni des tâtonnements ni des errements qui seraient fatales. Les Districts, dont celui de Paris, et les clubs ont besoin, dès le lendemain des élections, d’une Ligue forte et stable. Une Ligue animée par des dirigeant(e)s motivé(e)s dont les compétences sont reconnues à ce niveau, avec une maitrise de l’ensemble des dossiers permettant ainsi d’assurer la continuité et le développement de l’activité au bénéfice de tous.

Jamel Sandjak

Fiche n° 7234, créée le 04/11/14 à 15:33 - MàJ le 08/02/17 à 11:19

Jamel Sandjak

Date de naissance : 17/05/1959

Parcours Depuis Jusqu'à
Ligue de Football Paris Île-de-France
Président Janvier 2013 Aujourd'hui
Janvier 2013 Aujourd'hui
Union des Clubs Amateurs de Football d'Île-de-France (UCAF)
Membre fondateur Janvier 2011 Aujourd'hui
Janvier 2011 Aujourd'hui
Olympique Noisy-le-Sec
Secrétaire général 1987 Aujourd'hui
1987 Aujourd'hui
District de Seine-Saint-Denis
Président 2008 à 2012
2008 2012

Ligue de Football Paris Île-de-France

Fiche n° 2498, créée le 04/11/14 à 03:37 - MàJ le 09/12/20 à 21:30

Ligue de Football Paris Île-de-France

Composition du Bureau
• Président : Jamel Sandjak
• Président délégué : Bruno Fouchet
• Vice-présidente : Brigitte Hiegel
• Vice-président : François Thisserant (Président District 91)
• Vice-président : François Charasse (Président District 92)
• Secrétaire général : Ahmed Bouajaj
• Trésorière générale : Valérie Colin
• Secrétaire général adjoint : Philippe Couchoux
• Trésorier général adjoint : Rosan Royan



Ligue de Football Paris Île-de-France
5 Place de Valois
75041 Paris Cedex 01 - FRANCE
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