Début

Élections FFT : « Notre bilan repose sur 4 éléments dont nos progrès sur le digital » (B. Giudicelli)

Paris - Publié le vendredi 11 septembre 2020 à 10 h 00 - n° 192431 « Notre bilan, dynamique, repose aujourd’hui sur quatre éléments forts qui vont préparer le tennis de demain :
• côté club, on met un terme à la fameuse pyramide fédérale qui voulait que tout vienne d’en haut ;
• le rattrapage de notre retard en matière de digital (création d’un univers numérique avec une application Ten’up) ;
• le côté sportif avec le “match pour tous” (matches libres pour les non-classés et les 4e séries), qui transforme la notion de de tennis loisirs en tennis plaisir ;
• notre politique de formation », déclare Bernard Giudicelli, président de la FFTFFTFédération française de tennis et candidat à sa réélection, le 06/09/2020 lors d’une réunion de ses soutiens à l’hôtel Mercure de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

« Le projet de la formation se fait autour de la famille, avec la famille. Dans le projet concurrent le mot “famille” n’est cité qu’une fois et encore dans le sens de famille du tennis. Nous c’est la famille “nucléaire” qui compte vraiment. Ce qui nous est proposé c’est 'en arrière toute'. C’est regrouper automatiquement les enfants dans les centres. Ce sont des concepts qui sont complètement dépassés. Nous c’est 'En avant toute'. L’enfant est au centre du projet, sa famille en est le moteur et nous on vient simplement accompagner et apporter l’ingénierie autour de la famille », explique le dirigeant qui doit affronter Gilles Moretton, président de ligue de tennis d’Auvergne Rhône-Alpes et candidat de la liste « Ensemble pour un autre tennis », lors de l'élection prévue le le 12/12/2020.

« La discipline qui fait l’objet de notre engagement majeur c’est le padel. On a beaucoup investi sur les infrastructures et sur les compétitions. On a construit plus de 260 pistes sur le mandat. On a multiplié par quatre les courts de padel et multiplié par six les épreuves homologuées », ajoute le dirigeant lors de son allocution dont News Tank reproduit les propos essentiels ci-dessous.
Bernard Giudicelli - © FFT
Bernard Giudicelli - © FFT

« C’est la logique du pacte qui veut que les clubs élaborent leurs actions et que leurs actions deviennent la politique fédérale » (B. Giudicelli, FFT)

Sur le bilan de son mandat

« Pour la première fois une équipe sortante rendra compte de son action et de son bilanLa vie des clubs à considérablement changé ces quatre dernières années et c’est le fruit du projet sportif 2017-2020 nous avons conduit avec le Comité exécutif qui donne lieu ce bilan que nous avons esquissé aujourd’hui avec nos futurs délégués et ceux qui porteront notre message sur le territoire et nous la publierons à partir du 21/09/2020. Pour la première fois une équipe sortante rendra compte de son action et de son bilan. Généralement un bilan c’est quelque chose qu’on met dans une boîte d’archives et qu’on ne compare que l’année suivante pour voir comment les choses ont évolué. En matière sportive et en matière de fédérations sportives celui-ci est avant tout dynamique. Il repose aujourd’hui sur quatre éléments forts qui vont préparer le tennis de demain.

Plan d’Action de Club de Tennis (PACT) - © "Agir et Gagner" Côté club on a opéré une véritable révolution culturelle puisqu’on met un terme à la fameuse pyramide fédérale qui voulait que tout vienne d’en haut. Désormais le dispositif c’est le digital qui va nous permettre de mettre en œuvre l’action fédérale à partir du club. C’est la logique du pacte qui veut que les clubs élaborent leurs actions et que leurs actions deviennent la politique fédérale. Par exemple dans le pacte il y a une action  »S2« , projet international pour un enfant de 6 à 12 ans ça veut dire que on peut aujourd’hui mettre une famille et un enfant dans une carrière internationale dès six ans si ses qualités ont été repérées par les enseignants professionnels et la DTN en lui permettant d’ambitionner une carrière vers le haut niveau grâce à l’accompagnement que nous mettrons en place.

Le deuxième élément c’est le marketing des clubs. Désormais les clubs sont considérés pour ce qu’ils sont, qu’ils soient petits, moyens ou grands. Ils ne sont pas condamnés à être petit. Il y a 180 clubs qui étaient des clubs de petite taille A et B comme on les appelle et qui ont changé de catégorie grâce à l’investissement que nous avons nous avons réalisé.

La promesse du digital a été tenueLa promesse du digital a été tenue. Elle fait écho à la phrase du président d’un club alsacien qui, en début de mandat disait :  »quand l’extérieur bouge plus vite que l’intérieur la fin est proche« . Nous avons rattrapé le retard qui était celui de la fédération en matière de digital, nous avons créé un univers numérique avec une application Ten’up, avec une chaîne de télé en ligne (FFT.TV), avec un centre de formation à distance et puis un certain nombre d’outils numériques notamment le Pro Shop FFT et puis le tout dernier qui est le Ten’up Coach, module qui permet un enseignant professionnel de communiquer avec ses élèves et leurs parents mais aussi de mettre en œuvre des actions de repérage.

Ten’up - © FFT

Enfin le côté sportif avec le  »match pour tous«  qui transforme la notion de de tennis loisirs en tennis plaisir. Les non-classés et les 4e séries représentent les trois-quarts des licenciés en club. Désormais avec les matchs libres ils peuvent matcher, ils peuvent se défier avec Ten’up, ça compte, ça permet de créer une dynamique sportive. Surtout chez les enfants chez qui on a augmenté cette envie de compétition.

« La scolarisation est obligatoire » (M-C Peltre-Brochard, FFT)

« La scolarisation est obligatoire » (M-C Peltre-Brochard, FFT)

• « La scolarisation est obligatoire et donc nous aménageons les emplois du temps comme pour les virtuoses de la musique.

• Ça passe aussi par le e-learning comme pour une jeune joueuse de ma ligue (en Bretagne) qui est en 6ème et est qui est en contact avec ses professeurs pour des renforcements spécifiques.

• C’est une autre forme de scolarité mais je ne peux pas laisser dire c’est de la déscolarisation. »

Marie-Christine Peltre-Brochard, Vice-Présidente de la FFT en charge de la Culture Tennis et du Développement durable, le 06/09/2020

Enfant jouant au tennis - © D.R. Deuxième élément côté court, c’est notre politique de formation. Contrairement à ce que notre opposant raconte, on ne déscolarise pas les enfants bien au contraire. Nous avons mis en place une scolarité adaptée qui permet aux enfants et bien de pratiquer leur sport mais aussi de se cultiver pour acquérir les fondamentaux avec une structure équilibrée. J’ai aussi évoqué dans ma conclusion la notion d’apprentis-champions qui enlève de la pression aux jeunes, ils ne sont plus les espoirs qui doivent confirmer mais des jeunes qui apprennent. Le travail de Pierre Chéret et de la Direction Technique nationale au cours de ces quatre dernières années a totalement métamorphosé l’approche. Avec la dimension des territoires qui sont, auprès des clubs, pour mettre en œuvre le projet fédéral et puis il y a l’accompagnement vers le haut niveau avec des méthodes sur mesure. On peut s’entrainer chez soi, on peut s’entraîner à la DTN ou on peut s’entraîner dans son club. »

« La formation, c’est la pierre angulaire de notre projet » (L. Maltese, FFT)

« La formation, c’est la pierre angulaire de notre projet » (L. Maltese, FFT)

• « Pour renforcer le propos sur la formation, il faut savoir que les champions de haut niveau sont des entreprises à part entière.

• Ils ont souvent des difficultés à comprendre leur environnement donc pendant le Covid-19 ils ont poursuivi leur formation à ce niveau de façon très personnalisée. Ils se sont formés à la communication, à l'économie du tennis, leur communication, leurs relations avec les sponsors.

• Ce qui a émergé aussi, c’est que les parents étaient peu au fait des notions de droit du sport comme les contrats d’agent.

• Nous avons également réalisé des formations juridiques pour les joueurs de tennis, padel et beach-tennis avec l’appui de champions comme Jo-Wilfrid Tsonga qui sont venus apporter leurs témoignages.

• Je suis professeur d’université et je fais partie du Comex de la FFT depuis quatre ans je ne peux pas laisser dire qu’on déscolarise les enfants. La formation, pour nous à la FFT, c’est la pierre angulaire de notre projet. »

Lionel Maltese, membre du comité exécutif de la FFT (depuis février 2017), en charge du développement économique, le 06/09/2020

Sur sa politique envers le haut niveau

Le temps fédéral ou le temps sportif n'est pas le temps électoral« En ce qui concerne la politique de haut niveau, Il faut savoir aussi que le temps fédéral ou le temps sportif n’est pas le temps électoral. On ne sort pas un champion de Grand ChelemGrand ChelemLes quatre tournois du Grand Chelem sont l'Open d'Australie, les Internationaux de France de Roland-Garros, Wimbledon (ANG) et l'US Open. Ces quatre tournois, à la fois masculins et féminins, sont indépendants de l'ATP et de la WTA. en quatre ans. Ce que l’on paie aujourd’hui se sont les carences des DTN depuis le début 2010, quand les Français n’étaient pas présents en Tennis Europe. Nous avons évolué et j’ai aussi évolué dans mon discours car on apprend quand on se confronte à la réalité de haut niveau. Comment doit-on faire pour arriver aux Grand Chelem ? Il faut être les meilleurs du monde mais pas gagner tous les tournois mais au moins être parmi les huit meilleurs du monde à 11 ans, 12 ans jusqu’à 18 ans. On ne peut pas dire que l’on sélectionne très tôt, car si un enfant pour quelque raison que ce soit à 15 ou 16 ans se retrouve parmi les huit meilleurs mondiaux alors il sera accompagné. Aujourd’hui nous avons certains jeunes qui ont acquis cet esprit de compétiteurs et sont capables de gérer la pression. Ces juniors ont gagné des tournois CNGT face à des adultes. Il y a le formidable travail de la DTN et aussi des interactions avec des professionnels comme Thierry Champion ou Thierry Ascione.

Alizé Cornet (FRA) a réalisé le meilleur parcours tricolore de l’US Open 2020 - © D.R.

Le projet de la formation se fait autour de la famille, avec la famille. Dans le projet concurrent le mot  »famille«  n’est cité qu’une fois et encore dans le sens de famille du tennis. Nous c’est la famille  »nucléaire«  qui compte vraiment. Ce qui nous est proposé c’est  »en arrière toute« . C’est regrouper automatiquement les enfants dans les centres. Ce sont des concepts qui sont complètement dépassés. Nous c’est  »En avant toute« . Nous n’avons pas besoin de long discours, aujourd’hui ce sont nos jeunes qui gagnent. Car ils sont entrés dans ces expériences internationales. L’enfant est au centre du projet, sa famille en est le moteur et nous on vient simplement accompagner et apporter l’ingénierie autour de la famille.

Il ne doit pas y avoir de choix uniqueNous n’avons pas fermé les pôles pour autant mais les pôles ne sont pas faits pour tout le monde. Il peut y avoir de la casse. Il ne doit pas y avoir de choix unique. Nous travaillons également avec les Académies. Nous accompagnons les projets et nous sommes garants de la santé physique et morale de l’enfant. Nous avons également séparé la DTN en deux, ce qui était dans le projet initial. Avec la DTN des territoires et l’accompagnement du club qui commence avec le baby-tennis par exemple. Sur chacun des domaines qui concernent la vie des clubs, il y a aujourd’hui des experts reconnus. Et, la DTN nationale pour développer une stratégie suite au diagnostic fait en début de mandat sur le niveau international et au constat de notre absence dans les catégories où se forge l’expérience internationale. Pour cela nous avons remis en cause les championnats de France de jeunes. Avant ils faisaient les championnats à Roland-Garros puis on les envoyait sur les Grands Chelems. Résultats en 2017, zéro fille qualifiée dans les juniors. On a donc donné des objectifs aux Ligues, à savoir avoir le maximum de jeunes soit dans les 100 meilleures mondiales de leur année de naissance, soit dans les 10. Puis pour mettre en œuvre s’est posé la question la scolarité.

On a créé une plateforme éducativeOn a créé une plateforme éducative. Désormais l’enfant est dans une classe de 8 ou 10 qui est structurée en fonction des niveaux scolaires et va leur permettre de combiner les trois éléments essentiels que sont la partie tennis, la partie physique et la partie compétition. C’est un modèle unique qui respecte l’ordonnance 59 sur l’éducation.

Se confronter au niveau international sans faire de longs voyagesOn s’est aussi rapproché de l'Agence Nationale du SportAgence nationale du sport et de Claude Onesta, son manager de la haute performance . Nous sommes devenus un laboratoire pour ces parcours vers le haut niveau. Les résultats arrivent puisqu’en 2018 on gagne en équipe avec les 14, les 16 et les 18. Ça ne s’était jamais produit. Nous avons mobilisé chacun pour aller encore plus haut avec la clause de performance. Il y a désormais en France six tournois Tennis Europe. Cette densification que nous avons mis en place permet aux jeunes et à leurs familles de se confronter au niveau international sans faire de longs voyages. »

Sur la place accordées aux nouvelles disciplines

Le padel est vraiment la discipline qui va prendre de l’ampleur"La discipline qui fait l’objet de notre engagement majeur c’est le padel. On a beaucoup investi sur les infrastructures et sur les compétitions. On a construit plus de 260 pistes sur le mandat. On a multiplié par quatre les courts de padel et multiplié par six les épreuves homologuées. Le padel est vraiment la discipline qui va prendre de l’ampleur. On a bien identifié le modèle avec deux pistes adossées à un club et une animation sportive pour accompagner.

Padel - © FFT Elément fort de notre projet, dès janvier nous allons créer le TFP Padel (Titre à Finalité Professionnelle issu de la loi Pénicaud sur la formation) et nous allons créer notre centre de formation d’apprentis fédéral qui regroupe neuf régions avec dans chaque région des UFA (Unité de formation d’apprentis) avec la volonté de mettre en place la formation des jeunes dès 14 ans avec l’apprentissage junior et dès 16 ans mettre en place des statuts d’apprentis comme il en existe dans le football. Avec la Fédération qui aurait le statut d’employeur. Pour renforcer la place du Padel nous souhaitons investir dans un Centre National qui se situerait sur l’île de Puteaux et aussi mettre en place une compétition internationale pour promouvoir cette discipline.

Giudicelli Bernard

Fiche n° 21493, créée le 21/02/17 à 10:08 - MàJ le 24/02/20 à 15:06

Giudicelli Bernard

Date de naissance : 20/02/1958

Parcours Depuis Jusqu'à
Fédération Française de Tennis
President Février 2017 Aujourd'hui
Février 2017 Aujourd'hui
Ligue Corse de Tennis
President 1991 Aujourd'hui
1991 Aujourd'hui
Fédération Française de Tennis
Member of the Board of Directors 1991 Aujourd'hui
1991 Aujourd'hui
Mission Locale Bastia
Director 1983 Aujourd'hui
1983 Aujourd'hui
Davis Cup Committee
Chairman Décembre 2015 à Octobre 2018
Décembre 2015 Octobre 2018
International Tennis Federation
Member of the Board of Directors Septembre 2015 à Octobre 2018
Septembre 2015 Octobre 2018
Fédération Française de Tennis
General Secretary Février 2013 à Février 2017
Février 2013 Février 2017

Formation :

• 1977-1982 : Université de la Méditerranée Aix-Marseille II

Lieu de naissance :

• Marseille (Bouches-du-Rhône, France)


Fédération Française de Tennis

Fiche n° 4738, créée le 21/02/17 à 10:06 - MàJ le 22/01/20 à 09:41

Fédération Française de Tennis

Activité : Fédération française de tennis, beach tennis et padel
Création : 1920 (Fédération Française de Lawn Tennis) ; 1976 (FFT)
Président : Bernard Giudicelli (depuis le 18/02/2017)
Secrétaire général : Alain Fischer (depuis le 18/02/2017)
Trésorier général  : Hughes Cavallin (depuis le 18/02/2017)
Directeur général  : Jean-François Vilotte (depuis le 01/11/2018)
Directreur marketing et développement économique  : Stéphane Morel, directeur général ajoint
Effectif : moins de 500 salariés
Principaux tournois organisés : Roland-Garros (Grand Chelem), Rolex Paris Masters (ATP World Tour, Masters 1000)
Licenciés
• 2018 : 978 893
• 2017 : 1 018 721
Clubs (2018) : 7 722
Chiffre d’affaires (2019) : 325 M€
• dont 281 M€ pour les activités événementielles dont Roland-Garros


Partenaires officiels :
BNP Paribas (banque) : Tournoi de Roland-Garros : parrain officiel, depuis 1973, jusqu’en 2021, estimé à 15 M€ par saison
Engie (fournisseur d'électricité et de gaz) : partenaire de l'équipe de France de Fed Cup, de 15 tournois féminins (les « Engie Open »), de Roland-Garros (depuis 2014)
Rolex (horloger) : depuis 2018
Lacoste (équipementier) : pour les équipes de France (seniors, juniors et de paratennis), 2020-2025

Fournisseurs officiels :
Tennis Magazine (média)
• Peugeot (automobile)
Sports Études Academy (groupe scolaire pour jeunes sportifs)
TechnoGym (matériel de fitness)

Partenaires Padel :
Babolat (FRA, équipementier) : 2017-2020 (quatre ans) ; droits de dénomination du circuit « My Padel Tour FFT, by Babolat »
• SmartTrade (logiciels financiers)

Distributeur officiel :
• Intersport
(FRA, distribution), depuis 2019


  • Catégorie : Instances
  • Entitée(s) affiliée(s) : Roland-Garros



Fédération Française de Tennis
Service comptabilité
2 avenue Gordon Bennett
75016 Paris - FRANCE
vCard meCard .vcf VCARD

Fin
loader mask
1