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Exclusif Covid-19 : « Les 500 M€ de pertes du foot pro français étaient évitables » (B. Caïazzo, Première Ligue)

Paris - Publié le lundi 29 juin 2020 à 10 h 01 - n° 186733 « Les pertes du football professionnel français seront au final de l’ordre de 500 M€ au moins pour la saison 2019-20, tout simplement parce que notre football est à l’arrêt depuis le 10/03/2020 et que nos championnats n’ont pas pu reprendre (…) La reprise des compétitions chez nos voisins (Allemagne, Espagne, Angleterre, Italie) nous oblige aujourd’hui à prendre conscience d’une réalité cruelle : cette perte de 500 M€ était évitable », affirme Bernard CaïazzoBernard Caïazzo, président de Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015, dans un entretien exclusif à News Tank, le 28/06/2020.

« Sur la forme, je ne partage pas les prises de position de Jean-Michel AulasJean-Michel Aulas, surtout quand il cherche à responsabiliser la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) sur l’arrêt des compétitions. La Ligue n’a fait qu’obéir au gouvernement, comme tous ceux qui ont dû fermer du jour au lendemain leur restaurant, leur hôtel ou leur entreprise », ajoute Bernard Caïazzo.

Au-delà des constats, le président de Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015 formule de nombreuses propositions pour le football d’après :
• 10 % des salaires des footballeurs professionnels pour alimenter un fonds d’aide au football amateur.
• Trois heures par semaine au minimum passées par les footballeurs professionnels dans des clubs amateurs.
• 10 % des plus-values des transferts réservés à un fonds d’aide aux clubs qui possèdent un centre de formation de haut niveau.
• Une loi « pour lutter de façon forte » contre le piratage des droits audiovisuels.
• La gestion des droits TV par une société appartenant aux clubs « avec une nouvelle gouvernance plus proche de celle des Anglais. »
• 50 % des salaires des joueurs placés dans un fonds, ce qui repousserait la fiscalité au moment de leur récupération.
• La constitution d’un fonds permanent de 500 M€ pour le sport utilisable en cas de crise comme celle du Covid-19.

Bernard Caïazzo répond aux questions de News Tank.
B. Caïazzo, président de Première Ligue - © Première Ligue
B. Caïazzo, président de Première Ligue - © Première Ligue

« Nous avons présenté aux Pouvoirs publics un plan de relance qui est indispensable pour rétablir l'équilibre de notre football » (B. Caïazzo, Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015)

Le football français reprend le chemin de l’entraînement après trois mois à l’arrêt. Comment avez-vous vécu cette période ?

Nous avons eu la chance de partager tous nos problèmes avec des entrepreneurs de qualitéTrès difficilement, comme tous les moments d’une vie où tant d’incertitudes s’accumulent face à une situation impossible à maîtriser, surtout quand s’y ajoutent d’angoissantes questions de santé. Parfois, on s’est demandé si nous n'étions pas plongés dans un cauchemar, en espérant un réveil rapide. Dans notre secteur d’activité, nous avons eu toutefois la chance de partager tous nos problèmes avec des entrepreneurs de qualité, des dirigeants de clubs habitués à affronter des difficultés importantes, même si jamais personne n’a été confronté à une telle situation sanitaire, sociale, morale et économique.

Je tiens à remercier publiquement tous mes collègues pour l'énergie et le travail fournis dans cette périodeNous avons effectué un énorme travail collectif, avec huit heures de « conf’ call » par jour, pour essayer d’endiguer les effets de la crise. Je tiens à remercier publiquement tous mes collègues pour l'énergie et le travail fournis dans cette période. Jamais je n’avais vu, par exemple, NasserNasser Al-Khelaïfi (Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-GermainParis Saint-Germain) s’investir autant avec nous, mais je peux en dire tout autant d’autres patrons de clubs comme Jean-Pierre CaillotJean-Pierre Caillot (Stade de ReimsStade de Reims), Laurent NicollinLaurent Nicollin (Montpellier HSCMontpellier Hérault Sport Club), Nicolas HolveckNicolas Holveck (Stade Rennais FCStade Rennais FC), Waldemar KitaWaldemar Kita (FC NantesFC Nantes), Jacques-Henri EyraudJacques-Henri Eyraud (Olympique de MarseilleOlympique de Marseille), Olivier SadranOlivier Sadran (Toulouse FCToulouse FC) et bien d’autres… car tous nos collègues se sont mobilises à fond.

Vous avez pourtant donné une réelle impression de cacophonie…

Des désaccords pas si importantsC’est exact, avec un vrai paradoxe : dans les assemblées de clubs, toutes nos décisions ont été prises avec au moins 75 % de votes favorables. Dans quelle autre assemblée, politique ou économique, sont-elles votées avec une aussi forte majorité ? Cela prouve que les désaccords n'étaient pas si importants.

Jamais une Ligue ou une Fédération ne pourra donner satisfaction à tous les clubsCeci dit, face à autant d’incertitudes, n’est-il pas normal d’avoir des débats qui -vu la médiatisation du football- se retrouvent aussitôt dans les journaux ? Il suffit que deux clubs sur 40 ne soient pas d’accord avec la position de la majorité pour qu’ils alertent la presse et diabolisent la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) ou la FFFFFFFédération Française de Football. C’est à mon avis une erreur, car l’image du football en subit alors les conséquences. Mais c’est ainsi. Jamais une Ligue ou une Fédération ne pourra donner satisfaction à tous les clubs, mais il faut respecter la démocratie.

Ligue 1 Conforama : classement définitif 2019-20 acté par le conseil d’administration de la LFP le 30/04/2020 - © LFP

Qu’avez-vous pensé des interventions de Jean-Michel AulasJean-Michel Aulas ?

L'Olympique LyonnaisOlympique Lyonnais est peut-être le club qui a subi le plus fort préjudice avec la décision du gouvernement d’arrêter nos Championnats. Pour trois raisons :

  • Le manque à gagner en ressources, vu son budget, manque à gagner qui peut être estimé à 100 M€.
  • Le classement final 2019-20 voté par la LigueLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue), sur la base du nombre de points par match joué, était la pire solution pour l’Olympique Lyonnais.
  • Le mercato international décalé, et sans doute dévalorisé, risque de le pénaliser

Jean-Michel Aulas - © Damien LG / OL Maintenant, sur la forme, je ne partage pas les prises de position de Jean-Michel Aulas, surtout quand il cherche à responsabiliser la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) sur l’arrêt des compétitions. La Ligue n’a fait qu’obéir au gouvernement, comme tous ceux qui ont dû fermer du jour au lendemain leur restaurant, leur hôtel ou leur entreprise. Est-ce que Jean-Michel Aulas enverrait 30 000  supporters lyonnais au Stade de France fin juillet (finale de la Coupe de la Ligue contre le Paris SG le 31/07/2020) si le gouvernement l’interdit ? Bien sûr que non, il serait bien obligé de s’incliner face aux décisions gouvernementales. Et en quoi la Ligue ou la FFF serait-elle responsable de cette interdiction ?

Est-ce que la FédérationFFFFédération Française de Football porte une responsabilité particulière dans l’arrêt des Championnats ?

Le jour de la déclaration du Premier ministre, Édouard Philippe, annonçant que les Championnats professionnels ne reprendraient pas (à la tribune de l’Assemblée nationale, le 28/04/2020), Noël Le GraëtNoël Le Graët a accordé une interview à un journal régional (Le Télégramme) en annonçant que tous les Championnats de football en France, quels qu’ils soient, étaient bel et bien terminés. C’était rideau sur la saison : on ne pouvait pas être plus clair !

Noël Le Graët à l’issue de l’Assemblée fédérale du 26/06/2020 - © DC

A la place de Noël Le Graët, nous aurions fait la même déclarationMais comment aurait-il pu dire l’inverse du Premier ministre, alors que la FFF est placée sous la tutelle du ministère des Sports ? A sa place, nous aurions fait la même déclaration. Souvenons-nous de cette période, autour du 28/04/2020 : on comptait près de 1 000 morts par jour en France ! Pour ma part, sincèrement, j'étais persuadé, fin avril, qu’une large concertation avait eu lieu avec les autres grands Championnats et l'UEFAUEFAUnion des Associations Européennes de Football. Toutefois, je m’interroge : comment un gouvernement a-t-il pu prendre une telle décision aussi lourde de sens et de conséquences, alors que les autres grands Championnats se laissaient la possibilité de reprendre ?

Le risque de « tuer le football professionnel français »Comme de grands dirigeants européens l’ont déclaré, le risque de « tuer le football professionnel français » était grand ! Les pertes du Paris SG s’élèvent à près de 200 M€, celles de l’OM et de l’OL dépassent les 100 M€, l’AS Monaco les 50 M€… N’est-ce pas logique que les clubs, qui présentent les plus gros budgets, soient les plus pénalisés, faute de ressources pendant cinq mois ?

Certes, mais leurs actionnaires disposent de moyens importants, si bien qu’ils peuvent survivre, non ?

L'époque du mécénat associatifÉvoquer la fortune des actionnaires, c’est revenir à l'époque du mécénat associatif. Quand ils investissent, ce n’est pas pour combler des pertes dues à des prises de décisions trop hâtives du gouvernement. Ou alors, nous serions dans un modèle de football étatique comme à l'époque de l’Union soviétique, mais avec une particularité malsaine : ce n’est pas l'État qui finance, mais des actionnaires privés ! Aucun État, même le plus communiste, n’a jamais inventé un tel modèle.

Ceux qui paient doivent être ceux qui décidentCeux qui paient doivent être ceux qui décident, sinon tout modèle est voué à mourir, car il ne pourra pas se pérenniser. Les Qataris ne vont pas accepter de combler tous les ans 200 millions de pertes ! Qui accepterait d'être le dindon d’une farce où on peut piocher dans son compte en banque sans son accord sur des décisions majeures ? Ni le Paris SG ni l’OM ni l’OL n’ont été consultés sur l’arrêt définitif des Championnats mais, à la fin, c’est une addition de 400 millions d’euros qui leur faut subir !

Première Ligue - © PL

L'État, toutefois, n’a-t-il pas mis en place des mesures pour aider les clubs à faire face à la crise ?

N’oublions pas qu’il s’agit surtout de prêtsCertes, il s’agit de mesures dont ont bénéficié les autres secteurs d’activité économiques de manière bien plus importante et nous remercions le gouvernement, mais n’oublions pas qu’il s’agit surtout de prêts (PGE, prêts garantis par l'État) que nos clubs devront rembourser. Malgré elles, les pertes du football professionnel français seront au final de l’ordre de 500 M€ au moins pour la saison 2019-20, tout simplement parce que notre football est à l’arrêt depuis le 10/03/2020 et que nos championnats n’ont pas pu reprendre, sur ordre formel du Premier ministre, si bien que certains clubs s’interrogent sur la suite judiciaire à donner au préjudice subi. Et en tant que président de Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015, j’ai l’obligation de défendre l’intérêt de tous nos clubs.

La France se retrouve en tête des pertes financières dues au Covid-19Ces mesures ont d’ailleurs beaucoup plus profité aux petits ou aux clubs moyens qu’aux gros, ce qui signifie qu’en termes de compétitivité internationale, nous nous sommes affaiblis, d’autant plus que les principaux Championnats concurrents ont repris et vont à leur terme. Résultat : la France se retrouve en tête des pertes financières dues au Covid-19, loin devant l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. Dans ces pays, on se demande encore pourquoi notre gouvernement a crucifié son propre football par une décision trop hâtive. Attendre 15 jours aurait permis d’y voir plus clair et peut-être de prendre la même décision, mais avec plus de certitudes. La reprise des compétitions chez nos voisins nous oblige aujourd’hui à prendre conscience d’une réalité cruelle : cette perte de 500 M€ était évitable.

De son côté, l'UNFPUNFPUnion Nationale des Footballeurs Professionnels, le syndicat des joueurs, semble ne pas partager votre avis. Il déclare au contraire que l’arrêt définitif de la saison était justifié.

Le gouvernement a dû être mal conseillé D’abord, je ne suis pas tout à fait sûr que l’UNFPUNFPUnion Nationale des Footballeurs Professionnels ne considère pas, au fond, que la décision annoncée le 28/04/2020 par le Premier ministre a été bien trop hâtive. J’ai un grand respect pour le gouvernement, mais il a dû être mal conseillé et comme il n’a pas interrogé notre syndicat Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015 qui représente pourtant 90 % de l'économie du football professionnel, je ne sais pas sur quels critères il a pu prendre sa décision. Et je suis persuadé, contrairement à ce que j’ai entendu ici ou là, que ni Didier DeschampsDidier Deschamps (sélectionneur national) ni Pierre FerracciPierre Ferracci (président du Paris FCParis FC) ne l’ont influencé, car un gouvernement ne travaille pas sous influence.

Combien le Covid-19 a-t-il coûté aux clubs, aux joueurs, à l'État ?Notre syndicat mène une étude, actuellement, sur la période allant du 15/03 au 15/06/2020. Combien le Covid-19 a-t-il coûté aux clubs ? Plus de 500 M€, je l’ai dit. Combien a-t-il coûté aux joueurs ? Environ 4 % de leur salaire annuel. Combien a-t-il coûté à l'État, pour ce qui concerne le football ? Environ 200 M€. Et pendant la crise, quelle fut la contribution sociale et fiscale du football en intégrant la fiscalité des joueurs ? Nous dévoilerons bientôt les résultats qui, peut-être, surprendront…

Dans ce contexte, le football professionnel français ne doit-il pas repenser sa gouvernance et son organisation ?

Nous restons englués dans un modèle associatifC’est vital ! La crise du Covid-19 a montré nos limites à tous les niveaux. Alors que les clubs sont de véritables entreprises, nous restons englués dans un modèle associatif. Ce n’est plus possible. L’idée est d’aller vers une organisation en société à l’anglaise, comme en Premier LeaguePremier LeagueLigue professionnelle qui gère la Premier League, la 1ère division professionnelle anglaise (20 clubs)., sous peine de régression. La Ligue 1 doit être le moteur de cette nouvelle architecture, en totale coordination avec la Ligue 2 et en parfaite entente avec les familles et la FFFFFFFédération Française de Football.

Nouvelles identités visuelles 2020-21 des Championnats professionnels - © LFP

Des injustices à gommerNous devons, en particulier, gommer certaines injustices de la répartition financière des droits TV pour la Ligue 2, vis-à-vis notamment de clubs qui disposent de bons centres de formation comme l'AJ AuxerreAJ Auxerre, l'En Avant de GuingampEA Guingamp, le Stade Malherbe CaenSM Caen, l'AS Nancy-LorraineAS Nancy Lorraine, le FC SochauxFC Sochaux-Montbéliard, le Valenciennes FCValenciennes FC, etc.

Des idées innovantesIl nous faudra également développer des idées innovantes. Par exemple, 10 % du salaire de nos joueurs pourraient aller à un fonds d’aide au football amateur, très touché par la crise du Covid-19. Ou alors nos joueurs devraient passer minimum trois heures par semaine dans des clubs amateurs.

La formation est la base de notre footballAutre exemple, 10 % des plus-values des transferts pourraient abonder un fonds d’aide aux clubs qui ont des centres de formation de haut niveau, à égalité de versement entre Ligue 1 et Ligue 2. Ainsi, si en cas de plus-values mercato de 500 M€ sur une saison pour l’ensemble des clubs professionnels, 50 M€ pourraient être dirigés vers 20 centres de formation Ligue 1 ou 2, à parts égales, soit 2,5 M€ par club. On peut imaginer d’autres mesures inspirées par une recherche constante de progression car la formation est la base de notre football

Nous avons présenté aux Pouvoirs publics un plan de relance qui est indispensable pour rétablir l'équilibre de notre football, sinon la saison prochaine risque d'être très difficile pour nos clubs…

Quelles sont les grandes lignes des mesures de relance que vous souhaitez pour le football professionnel français de clubs ?

Bernard Caïazzo - © Seb Lascoux Nous devons distinguer deux catégories de mesures.

  • Des mesures qui permettront d’améliorer le fonctionnement de notre sport pour le rendre plus compétitif, plus agile et plus efficace :

• Lois pour lutter de façon forte contre le piratage, qui est un vol manifeste de nos droits et dont les diffuseurs sont les grandes victimes.

• Lois pour favoriser la gestion de nos droits TV par une société appartenant aux clubs avec des contrats de plus longue durée, avec une nouvelle gouvernance plus proche de celle des Anglais par exemple. Rappelons que le modèle actuel de gouvernance du sport en France date de 1942 et que le maréchal Pétain s'était alors inspiré de l’Espagne de Franco !

  • Des mesures qui favorisent directement notre économie, comme la suppression de la taxe Buffet, un nouveau droit à l’image collectif, un modèle de charges plus juste comparable à celui des Allemands ou des Espagnols, car je rappelle que la contribution fiscale et sociale d’un club comme le Montpellier HSC en France est supérieure à celle des 18 clubs réunis de BundesligaBundesligaPremière division allemande (18 clubs). !

Et si le gouvernement veut privilégier les mesures législatives aux mesures économiques, nous signons immédiatement, à condition que ces mesures interviennent en trois mois !

Au niveau des joueurs, quelles sont les mesures que vous souhaiteriez voir appliquées ?

Un mécanisme d'épargne pour éviter de voir des sportifs sans un sou à 60 ansJe crois qu’il faut créer un mécanisme d'épargne spécifique au sport de haut niveau qui aurait l’avantage d'éviter de voir des sportifs qui se retrouvent sans un sou à 60 ans. Autant je trouve que la crise du Covid-19 a coûté très peu aux footballeurs professionnels sur les quatre derniers mois, autant je pense qu’il faut une fiscalité des joueurs et même des sportifs en général qui intègre la spécificité de carrières qui s’arrêtent autour de 35 ans.

Nous allons travailler sur un projet que nous souhaitons présenter à Bercy (ministère de l'Économie et des Finances) qui présente trois avantages :

  • 1.- Favoriser l'épargne de 50 % des salaires des joueurs qui pourraient ainsi abonder un fonds et repousser la fiscalité au moment de la récupération par chacun de ces sommes épargnées.
  • 2.- Constituer un fonds permanent de 500 millions d’euros pour le sport utilisable en cas de crise comme celle du Covid-19.
  • 3.- Réduire les charges des clubs sur les sommes épargnées.

Ce serait une relation gagnante à trois niveaux, État, joueurs et clubs, et cela constituerait un bel exemple de réussite à la française.

Bernard Caïazzo

Fiche n° 1839, créée le 12/02/14 à 09:40 - MàJ le 02/09/15 à 11:04

Bernard Caïazzo

Date de naissance : 15/01/1954

Parcours Depuis Jusqu'à
Première Ligue (syndicat des présidents de clubs de Ligue 1)
Président Septembre 2015 Aujourd'hui
Septembre 2015 Aujourd'hui
AS Saint-Étienne
Président du conseil de surveillance Janvier 2010 Aujourd'hui
Janvier 2010 Aujourd'hui
Ligue de Football Professionnel
Vice-président 2009 Aujourd'hui
2009 Aujourd'hui
Union des Clubs Professionnels de Football
Président du collège de Ligue 1 2008 à Août 2015
2008 Août 2015
AS Saint-Étienne
Coprésident 2006 à Janvier 2010
2006 Janvier 2010
AS Saint-Étienne
Président Juin 2004 à 2006
Juin 2004 2006

Première Ligue

Fiche n° 3529, créée le 25/09/15 à 10:55 - MàJ le 10/07/20 à 17:00

Première Ligue

Activité  : syndicat de présidents de clubs
• Création : 01/09/2015
Membres (19) :
- Ligue 1 Uber Eats (15 clubs en 2020-21) : Angers SCO, AS Monaco, AS Saint-Étienne, FC Nantes, Girondins de Bordeaux FC, LOSC Lille, FC Lorient, Montpellier HSC, OGC Nice, Nîmes Olympique, Olympique Lyonnais, Olympique de Marseille, Paris Saint-Germain, Stade Rennais FC et Stade de Reims.
- Ligue 2 BKT (4 clubs en 2020-21) : GFC Ajaccio, SM Caen, Toulouse FC et ESTAC Troyes.
Gouvernance
• Président (élu le 01/09/2015, réélu pour quatre ans le 01/09/2016) :
- Bernard Caïazzo (AS Saint-Étienne)
• Vice-présidents (élus le 01/09/2015, réélus pour quatre ans le 01/09/2016) :
- Jean-Michel Aulas (Olympique Lyonnais)
- Nasser Al-Khelaïfi (Paris Saint-Germain FC)
- Saïd Chabane (Angers SCO)
• Secrétaire-adjoint :
- Olivier Sadran (Toulouse FC)
• Trésorier :
- Jean-Pierre Caillot (Stade de Reims)
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• Déléguée générale : Marie-Hélène Patry
• Délégué général-adjoint : Bruno Belgodère
Directeur de la communication : Denis Chaumier
• Directrice juridique : Morgane Duval
• Chargé de mission économique : Arthur Donnadieu



Première Ligue
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75116 Paris - FRANCE
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Fin
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