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Exclusif Covid-19 : « Pour un véritable plan Marshall du football pro français » (B. Caïazzo, Première Ligue)

Paris - Publié le mardi 21 avril 2020 à 14 h 02 - n° 181143 « Il faut élaborer un véritable plan Marshall du football professionnel français, surtout si nous sommes dans l’incapacité de rejouer avant octobre ou novembre. Sans encaisser la moindre recette, aucun club ne sera en mesure de payer ses joueurs pendant six mois », déclare Bernard CaïazzoBernard Caïazzo, président de Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015, à News Tank, le 21/04/2020.

« Le Bureau du conseil d’administration a voté à l’unanimité le 10/04/2020 un projet concernant la reprise des Championnats de Ligue 1 et Ligue 2. Une des hypothèses prévoit notamment la fin des championnats 2019-20 (hors barrages) le 25/07 et une reprise les 22 et 23/08/2020 de la saison 2020-21. Cette même hypothèse prévoit un redémarrage de la saison 2019-20 le 17/06/2020 », indique la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) dans un communiqué le 20/04/2020.

« Il faut peut-être étudier un autre scénario dont ont parlé Jean-Pierre RivèreJean-Pierre Rivère (président de l’OGC Nice) et Nasser Al-KhelaïfiNasser Al-Khelaïfi (président du Paris Saint-Germain), où on décalerait tout pour terminer la saison 2019-20 à la fin de l’année civile et on reprendrait en début d’année 2021 pour la nouvelle saison », propose Jean-Michel AulasJean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, dans L'Équipe, le 21/04/2020.

« On entend ou on lit beaucoup de choses, chacun y va de son opinion. L’important, lorsqu’on imagine tel ou tel scénario de reprise, est de définir le modèle économique qui lui correspond. Or, je ne le vois pas toujours. Mais, à la fin, je sais qu’aucune décision ne sera prise sans l’accord de tous », affirme Bernard Caïazzo qui répond aux questions de News Tank.
Bernard Caïazzo - © Seb Lascoux
Bernard Caïazzo - © Seb Lascoux

« Sera-t-il possible de rejouer en 2020 ? Si les conditions sanitaires venaient à se détériorer, il faudrait sans doute renoncer, la mort dans l’âme » (B. Caïazzo, Première LiguePremière LigueSyndicat de présidents de clubs professionnels de football français, créé le 01/09/2015)

Un débat s’engage dans la société entre ceux qui veulent maintenir le cap sur les questions de sécurité sanitaire et ceux qui estiment qu’il est temps que l’économie de notre pays soit relancée, sous peine d’une catastrophe généralisée. Quelle est votre position ?

C’est la santé publique qui doit guider l’ensemble de nos réflexions et de nos actionsIl ne peut pas y avoir de débat : c’est la santé publique qui doit guider l’ensemble de nos réflexions et de nos actions. Elle doit constituer la priorité des priorités, et c’est d’ailleurs l’opinion de tous les dirigeants de clubs, sans exception. Je n’en ai pas entendu un seul dire le contraire. Donald Trump (président des États-Unis), pour sa part, a défendu la théorie absurde de la primauté de l’économie et l’on voit, aujourd’hui, que les États-Unis en paient le prix fort avec un nombre très élevé de victimes.

Quelles actions les clubs développent-ils pour soutenir la lutte contre le Covid-19 ?

Les clubs font preuve d’esprit d’initiative avec des idées très positivesMalgré les difficultés financières qui les accablent, les clubs restent inventifs et font preuve d’esprit d’initiative avec des idées très positives. À l’AS Saint-Étienne, par exemple, nous venons de collecter 88 058 euros au profit du Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Étienne lors du défi lancé par Cœur-Vert qui consistait à remplir virtuellement le Stade de France pour la finale de la Coupe de France (la finale 2020 devait opposer le Paris Saint-Germain à l’AS Saint-Étienne au Stade de France le samedi 25/04/2020, le match n’a pas encore été reprogrammé).

Stade de France / ASSE / Cœur Vert - © D.R.

Nous sommes au cœur de la communauté nationaleDe nombreux autres clubs se sont également mobilisés : ainsi, le Stade Rennais qui a lancé un appel aux dons au profit des infirmières et infirmiers bretons, le Paris Saint-Germain qui livre 25 000 repas par jour aux personnels des hôpitaux de Paris, ou encore l’AS Monaco qui a récolté 50 000 € au profit de la Croix Rouge. Je ne peux pas tous les citer, ce serait trop long, mais chaque club est pleinement engagé, à la mesure de ses capacités. Ce n’est d’ailleurs pas un fait nouveau : chaque club professionnel développe une bonne cinquantaine d’actions caritatives et sociales chaque année en France. C’est notre responsabilité, c’est aussi notre honneur car nous sommes au cœur de la communauté nationale.

Quelles sont les conditions, selon vous, pour que le Championnat de France puisse redémarrer ?

Rédaction d’un protocole sanitaire optimalC’est le virus qui les définira. Je vois deux conditions vitales : la définition des modalités de sortie du confinement et la rédaction d’un protocole sanitaire optimal. Pour ce qui concerne la sortie du confinement, il faudra installer une organisation spécifique dans les centres d’entraînement et dans les stades, de même pour tous les déplacements des équipes afin de protéger les sportifs bien sûr, mais aussi tout l’environnement, en totale harmonie avec les directives des services médicaux.

Pour le protocole sanitaire, en dehors de toutes les obligations, il y aura tout un process à mettre en place pour le suivi de la santé des acteurs et de tous les employés des clubs. Cela passera par un dépistage systématique sous le contrôle des équipes médicales.

L’idée qui prévaut, c’est une reprise des compétitions autour de la mi-juin 2020 avec une fin de Championnat au début du mois d’août. Est-ce raisonnable ?

Si les autres grands Championnats ne reprennent pas et que nous reprenons, ce sera ridiculeC’est une des possibilités, mais personne ne peut prédire l’avenir. De toute façon, la France ne pourra pas décider seule dans son coin. Si les autres grands Championnats ne reprennent pas et que nous reprenons, ce sera ridicule. L’inverse serait tout autant ridicule. Mais je vais plus loin : sera-t-il possible de rejouer en 2020 ? Si les conditions sanitaires venaient à se détériorer, il faudrait sans doute renoncer, la mort dans l’âme. A l’heure actuelle, personne n’est sûr de rien. L’Équipe qui publie régulièrement des articles sur la difficulté de reprendre les compétitions prie chaque jour pour que le départ du Tour de France ait bien lieu fin août. Si l’annonce en a été faite, est-ce pour autant une certitude absolue ?

L’UEFA recommande « fortement aux fédérations de terminer leurs compétitions nationales de première division et de Coupe »

L’UEFA recommande « fortement aux fédérations de terminer leurs compétitions nationales de première division et de Coupe »

• L’UEFAUEFAUnion des Associations Européennes de Football s’est réunie ce mardi 21/04/2020 avec ses 55 fédérations nationales membres par visioconférence et a fait le point sur les options examinées par les deux groupes de travail créés mi-mars.

• Différentes options ont été présentées en matière de calendrier, couvrant les matches des compétitions pour équipes nationales et des compétitions interclubs.

• Le financement des fédérations nationales au moyen du programme HatTrick de l’UEFA a également été discuté, et l’UEFA a réitéré son engagement à s’acquitter des paiements aux fédérations membres comme prévu.

• Il a été fortement recommandé aux fédérations de terminer leurs compétitions nationales de première division et de Coupe, même si des cas particuliers pourraient survenir. Dans cette optique, l’UEFA élabore actuellement des directives concernant la participation à ses compétitions interclubs afin d’apporter une aide à ses fédérations nationales membres en cas d’annulation d’un Championnat ou d’une Coupe.

• Toute décision concernant les sujets ci-dessus sera annoncée ce jeudi 23/04/2020, à l’issue de la séance du comité exécutif de l’UEFA.

UEFAUEFAUnion des Associations Européennes de Football, communiqué du 21/04/2020

Restons optimistes et positifs car nous avons encore du temps pour terminer la saisonLes ligues européennes mettent tout en œuvre pour terminer les Championnats dans les prochaines semaines, mais sans pouvoir présenter la moindre assurance. Ceux qui critiquent leur approche seraient les premiers à leur reprocher de ne rien avoir prévu. Restons optimistes et positifs car nous avons encore du temps pour terminer la saison, qui demeure la volonté de tous les acteurs pour qui le football est la raison d’être. Comme l’a justement remarqué le patron de la BundesligaBundesligaPremière division allemande (18 clubs). (Christian SeifertChristian Seifert) : « Pour le moment, le football n’existe pas, donc nous n’existons pas.”

Les aides de l’État suffiront-elles à sauver le football professionnel ?

L’option d’un plan de relance doit être mise sur la tableTout dépendra de la rapidité d’exécution des mesures gouvernementales et de la durée de la crise. J’espère que toutes les instructions seront suivies avec célérité par les banques, mais aussi que Bercy (siège du ministère de l'Économie et des Finances) nous aidera rapidement sur quelques sujets spécifiques comme celui des charges des clubs. A mon avis, il faut élaborer un véritable plan Marshall (plan américain d’assistance financière destiné à l’Europe décrit par George C. Marshall, Secrétaire d'État des États-Unis, le 05/06/1947) du football professionnel français, surtout si nous sommes dans l’incapacité de rejouer avant octobre ou novembre. Sans encaisser la moindre recette, aucun club ne sera en mesure de payer ses joueurs pendant six mois. Notre secteur serait alors sinistré. Que ce soit à travers la Ligue ou une société regroupant une grande majorité de clubs, l’option d’un plan de relance doit être mise sur la table, en espérant ne pas devoir l’utiliser.

Pourtant, entre le chômage partiel dont vos salariés bénéficient et les prêts garantis par l’État, votre activité profite pleinement des mesures gouvernementales…

Certaines banques très réticentes à soutenir le footballC’est exact… en partie seulement. Toutes ces aides sont les bienvenues, mais elles sont bien moins importantes que pour les entreprises traditionnelles (voir tableaux ci-dessous). Pour le chômage partiel, l’État prend en charge 50 % de nos coûts contre 90 % au moins pour les autres secteurs d’activité. Quant aux prêts, les banques n’adoptent pas toujours les mêmes positions selon les régions et certaines sont même très réticentes à soutenir le football en inventant toutes sortes d’excuses infondées.

Activité partielle : la réduction de la masse salariale est plus intéressante pour les petits clubs que pour les gros

Activité partielle : la réduction de la masse salariale est plus intéressante pour les petits clubs que pour les gros

• « Un club de football, comme n’importe quelle autre entreprise, peut bénéficier des mesures de chômage partiel prises par le gouvernement face à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 (décret n° 2020-325 du 25/03/2020, document à télécharger, voir par ailleurs).

• Mais l’allocation versée par l'État qui couvre environ 84 % du salaire net est plafonnée à 4,5 SMIC. Au-delà de ce plafond, c’est le club qui paie, avec les charges en plus.

• A chiffres d’affaires comparables, on voit donc qu’un club de football, qui paie des gros salaires, est moins aidé qu’une autre entreprise. Les clubs à petits budgets profitent du dispositif, mais pour les clubs de l'élite, c’est vite limité (voir tableaux). Ceux qui critiquent le football professionnel constateront à la lecture de ces tableaux que les clubs sont, du fait du montant des salaires versés, des entreprises atypiques. »

Bruno Belgodère, délégué général adjoint de Première Ligue, à News Tank, le 20/04/2020

Comparaison entre une entreprise de produits électroniques et un club de football ayant un même chiffre d’affaires de 10 M€ - © Première Ligue

Comparaison entre une entreprise informatique et un club de football ayant un même chiffre d’affaires de 50 M€ - © Première Ligue

Comparaison entre une société de travaux publics et un club de football ayant un même chiffre d’affaires de 100 M€ - © Première Ligue

Qu’attendez-vous de vos relations avec les trois diffuseurs, Canal+, beIN et Mediapro ?

La première des choses à faire, et je tiens à le rappeler fortement, c’est de respecter nos diffuseursLa première des choses à faire, et je tiens à le rappeler fortement, c’est de les respecter. La délégation de nos quatre présidents (Nasser Al-Khelaïfi, Paris Saint-Germain / Jacques-Henri Eyraud, Olympique de Marseille / Jean-Pierre Rivère, OGC Nice / Olivier Sadran, Toulouse Football Club) a renoué le contact avec la direction de Canal+ sur des bases saines et franches. C’est bien, elle doit continuer dans ce sens. Canal+ et beIN ont investi dans le football français depuis de nombreuses années. Le laisseront-ils tomber ? Je n’y crois pas une seule seconde. Leur avenir sera-t-il plus radieux si le football français sort affaibli de cette période ? Certainement pas ! Quant à Mediapro, il n’y a aucune raison de douter de son engagement à nos côtés, comme il le fait d’ailleurs avec responsabilité auprès de LaLigaLaLigaLigue espagnole de football professionnel espagnole dont il reste un partenaire fort.

Comment appréhendez-vous les relations avec les joueurs dans cette période si particulière ?

Je n’imagine pas les joueurs refuser un report d'une partie de leur salaireIls sont conscients de la situation : les clubs, qui ont toujours honoré leurs engagements vis-à-vis d’eux, notamment le paiement de leurs salaires, se trouvent aujourd’hui démunis. Les diffuseurs n’ont pas réglé les échéances des droits TV d’avril, et plus aucune recette n’est assurée puisque la compétition est à l’arrêt. Que demandent les clubs dans cette période de crise tragique ? Que les joueurs acceptent le report d’une partie de leurs salaires en espérant que les diffuseurs reviendront sur leurs positions. Je n’imagine pas les joueurs refuser un accord de ce type, en période de guerre comme aujourd’hui, sachant qu’ils ont la certitude d’être payés dans quelques mois.

Nos joueurs ne sont pas des mercenairesNos joueurs ne sont pas des mercenaires, ils connaissent le courage des personnels soignants comme la valeur des professeurs qui reprendront le chemin des écoles en mai ou les sacrifices de millions de Français confinés et privés de leur liberté et d’une partie de leur revenus. Comment imaginer ces garçons ne pas être solidaires de leurs clubs, de leurs supporters et de la communauté qui les entoure ?

Le Groupama Stadium désert : l’OL et les autres clubs français seront-ils contraints de reprendre le Championnat de France à huis clos ? - © OL

Certains supporters réagissent d’ores et déjà avec vigueur à la perspective de matches disputés à huis clos. Qu’en pensez-vous ?

J’ai toujours défendu l’idée qu’un match de football ne pouvait pas se dérouler à huis closJ’ai toujours défendu l’idée qu’un match de football ne pouvait pas se dérouler à huis clos. C’est pour moi inconcevable. Je l’ai encore répété dernièrement en évoquant la finale de la Coupe de France en rêvant d’un Stade de France peuplé de dizaines de milliers de supporters stéphanois. Or, j’entends des voix qui s’élèvent et qui affirment que l’on n’est pas du tout certain de pouvoir jouer en 2020 avec des spectateurs dans les stades, compte tenu du danger que représente le virus. Alors, que fait-on ? On arrête tout ? Et puis, regardons la réalité en face : il y a le huis clos « de droit » décidé par les autorités gouvernementales et le huis clos « de fait » décidé, lui, par un grand nombre de supporters qui ne voudront pas prendre le moindre risque pour des raisons de sécurité sanitaire. Nous devons respecter tout le monde, mais il faut admettre que les clubs n’ont pas la main sur le sujet.

L’UEFAUEFAUnion des Associations Européennes de Football va réunir son un comité exécutif le jeudi 23/04/2020, après une discussion avec les secrétaires généraux des 55 fédérations membres ce mardi 21/04/2020. Qu’attendez-vous de cette réunion ?

Toutes les Ligues européennes doivent être alignées sur une position communeUne harmonisation européenne : toutes les Ligues doivent être alignées sur une position commune. Reprendre le Championnat en Angleterre ou en Italie et pas en France, ce serait incohérent. L’inverse aussi. Nous serons donc à l’écoute et nous respecterons les orientations qui seront prises, que la FFFFFFFédération Française de Football se chargera de nous transmettre et que nous suivrons. Je sais Noël le GraëtNoël Le Graët (président de la FFF) extrêmement mobilisé dans cette période. Son expérience nous est très précieuse. Comme Aleksander CeferinAleksander Ceferin (président de l'UEFAUEFAUnion des Associations Européennes de Football), son combat est clair : tout pour la santé publique.

Quel que soit le scénario retenu, vous rallierez-vous au choix commun ?

Aucune décision ne sera prise sans l’accord de tousOn entend ou on lit beaucoup de choses en ce moment, chacun y va de son opinion. L’important, lorsqu’on imagine tel ou tel scénario de reprise, est de définir le modèle économique qui lui correspond. Or, je ne le vois pas toujours. Mais, à la fin, je sais qu’aucune décision ne sera prise sans l’accord de tous, de l’UEFAUEFAUnion des Associations Européennes de Football, de la FFFFFFFédération Française de Football, de la majorité des clubs, des syndicats de joueurs et d’entraîneurs, et de tout le personnel qui compose notre activité.

Vous avez eu l’occasion de souligner qu’en football, il y aura « un avant et un après Covid-19 ». Qu’entendez-vous par là ?

J'admire l'organisation de la BundesligaIl paraît indispensable de repenser le modèle du football professionnel, au plan international comme en France. Chez nous, on voit bien que la gouvernance n’est absolument pas adaptée pour répondre à une crise d’une telle ampleur. Parce qu’il faut agilité et efficacité, tous les acteurs doivent parler d’une seule voix et agir en conséquence, comme on le voit en BundesligaBundesligaPremière division allemande (18 clubs). dont j’admire l’organisation.

Bernard Caïazzo

Fiche n° 1839, créée le 12/02/14 à 09:40 - MàJ le 02/09/15 à 11:04

Bernard Caïazzo

Date de naissance : 15/01/1954

Parcours Depuis Jusqu'à
Première Ligue (syndicat des présidents de clubs de Ligue 1)
Président Septembre 2015 Aujourd'hui
Septembre 2015 Aujourd'hui
AS Saint-Étienne
Président du conseil de surveillance Janvier 2010 Aujourd'hui
Janvier 2010 Aujourd'hui
Ligue de Football Professionnel
Vice-président 2009 Aujourd'hui
2009 Aujourd'hui
Union des Clubs Professionnels de Football
Président du collège de Ligue 1 2008 à Août 2015
2008 Août 2015
AS Saint-Étienne
Coprésident 2006 à Janvier 2010
2006 Janvier 2010
AS Saint-Étienne
Président Juin 2004 à 2006
Juin 2004 2006

Première Ligue

Fiche n° 3529, créée le 25/09/15 à 10:55 - MàJ le 01/07/20 à 13:03

Première Ligue

Activité  : syndicat de présidents de clubs
• Création : 01/09/2015
Membres (19) :
- Ligue 1 Conforama (15 clubs en 2019-20) : Angers SCO, AS Monaco, AS Saint-Étienne, FC Nantes, Girondins de Bordeaux FC, LOSC Lille, Montpellier HSC, OGC Nice, Nîmes Olympique, Olympique Lyonnais, Olympique de Marseille, Paris Saint-Germain, Stade Rennais FC, Toulouse FC et Stade de Reims.
- Domino’s Ligue 2 (4 clubs en 2019-20) : GFC Ajaccio, SM Caen, FC Lorient et ESTAC Troyes.
Gouvernance
• Président (élu le 01/09/2015, réélu pour quatre ans le 01/09/2016) :
- Bernard Caïazzo (AS Saint-Étienne)
• Vice-présidents (élus le 01/09/2015, réélus pour quatre ans le 01/09/2016) :
- Jean-Michel Aulas (Olympique Lyonnais)
- Nasser Al-Khelaïfi (Paris Saint-Germain FC)
- Saïd Chabane (Angers SCO)
• Secrétaire-adjoint :
- Olivier Sadran (Toulouse FC)
• Trésorier :
- Jean-Pierre Caillot (Stade de Reims)
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• Déléguée générale : Marie-Hélène Patry
• Délégué général-adjoint : Bruno Belgodère
Directeur de la communication : Denis Chaumier
• Directrice juridique : Morgane Duval
• Chargé de mission économique : Arthur Donnadieu



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