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Géopolitique : 10 points chauds du globe où se mêlent politique et sport, par Jean-Baptiste Guégan

Paris - Publié le mercredi 13 novembre 2019 à 10 h 00 - n° 167570 « L’Arabie saoudite devient un acteur majeur et inattendu du sport international depuis l’arrivée au premier plan de Mohammed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite. Ce qui est intéressant, un an après la mort de Jamal Khashoggi (journaliste saoudien assassiné par un commando saoudien au consulat d’Arabie Saoudite d’Istanbul, en Turquie, le 02/10/2018) et alors que la guerre au Yémen se traduit par une terrible crise humanitaire. Le sport power saoudien prend des allures de sport washing », affirme Jean-Baptiste Guégan, enseignant et auteur de plusieurs ouvrages sur la géopolitique du sport et l'économie du football, à News Tank le 13/11/2019.

« Au XXIe siècle, le sport a pris une importance considérable dans les relations internationales. Aujourd’hui, tous les États s’en servent de différentes manières :
• les uns pour exister et briller (Qatar, Arabie Saoudite, Israël, Japon).
• d’autres pour montrer leur puissance (Chine et Corée du Nord).
• d’autres cristallisent la tension sur eux car le sport opère comme une loupe grossissante sur leurs travers (Afrique du Sud, Italie, Chili, Iran) », explique-t-il.

« En obtenant de la FIFAFIFAFédération Internationale de Football Association l’organisation en 2021 de la première édition de la Coupe du monde des clubs nouvelle formule, la Chine poursuit son offensive dans le sport, notamment dans l’accueil des grands événements sportifs. L’avenir du football est en Asie et principalement en Chine pour l’instance mondiale. Le pays poursuit ses objectifs de visibilité et d’attractivité par le sport. Cette Coupe du monde des clubs à 24 équipes est le premier jalon qui doit mener la Chine de Xi Jinping à concourir pour organiser la Coupe du monde durant la décennie 2030 et la gagner d’ici à 2050 au moment où elle fêtera le centenaire de la République populaire (née le 01/10/1949) », ajoute Jean-Baptiste Guégan qui passe en revue, pour News Tank, une liste non exhaustive de 10 points chauds du globe où se mêlent géopolitique et sport.
Jean-Baptiste Guégan - © D.R.
Jean-Baptiste Guégan - © D.R.

Arabie saoudite. « Le sport power prend des allures de sport washing »

ASO devient un partenaire et un allié objectif de la stratégique saoudienne « L’Arabie Saoudite continue de prioriser le sport dans sa politique de visibilité internationale. Alors qu’on aurait pu penser que les Saoudiens achetaient les derniers droits restants comme pour la Supercoupe d’Italie, on s’aperçoit aujourd’hui que la politique sportive est plus structurée qu’il n’y parait. La RFEFRFEFReal Federacion Espanola de Futbol, la Fédération royale espagnole de football vient de signer pour organiser en Arabie Saoudite les trois prochaines éditions de la Supercoupe d’Espagne, Amaury Sport Organisation (ASO), après avoir cédé les droits du Dakar, devient un partenaire et un allié objectif de la stratégique saoudienne en créant de toute pièce une compétition cycliste que le Qatar a échoué a pérenniser. 

Arabie Saoudite : Supercoupe d’Italie en décembre 2019, Supercoupe d’Espagne en janvier 2020

Arabie Saoudite : Supercoupe d’Italie en décembre 2019, Supercoupe d’Espagne en janvier 2020

• La 32e édition de la Supercoupe d’Italie entre la Juventus (championne d’Italie 2018-19) et la Lazio (vainqueur de la Coupe d’Italie 2018-19) se déroulera au « King Saud University Stadium » de Riyad (Arabie Saoudite) le dimanche 22/12/2019, à 19 h 45 heure locale (17 h 45 HEC), a annoncé la Lega Serie A le 05/11/2019.

• « Nous avons un contrat avec l’Arabie Saoudite pour trois éditions de la Supercoupe (d’Italie), dont une a déjà eu lieu à Djeddah (Juventus - AC Milan, 1-0, au Stade du Roi-Abdallah, le mercredi 16/01/2019). La Ligue veut respecter le contrat, nous ne nous battons pas contre l’Arabie : seule une demande des deux clubs appuyée sur des arguments légitimes pouvait éviter d’y jouer. Pour l’instant, nous n’avons rien reçu », avait affirmé Luigi De Siervo, directeur général de la Lega Serie A, le 25/07/2019.

• La première édition de la nouvelle formule en « final four » (avec champion et vice-champion d’Espagne, vainqueur et finaliste de la Copa del Rey) de la Supercoupe d’Espagne sera organisée au Stade Roi-Abdallah (62 000 places), au nord de Djeddah, en Arabie Saoudite du 08 au 12/01/2020, indique la RFEF le 11/11/2019.

• « Les trois prochaines éditions de la Supercoupe d’Espagne auront lieu en Arabie Saoudite et seront organisées en hiver afin d’alléger le calendrier des compétitions, comme les clubs et les joueurs l’ont demandé », annonce la Fédération espagnole, le 11/11/2019. L’Arabie Saoudite paierait 30 millions d’euros par an à la RFEF, selon les médias espagnols. La moitié de cette somme devrait aller aux quatre clubs participants. 

Outre les sports automobiles et le football, on constate un intérêt saoudien très fort pour les sports de combat. L’Arabie Saoudite va accueillir le match de boxe poids lourds Anthony Joshua-Andy Ruiz (le 07/12/2019) et accueille le “Crown Jewel” de la WWF (catch). On va y voir des femmes s’affronter en tenue de catcheuses !

Si l’on ajoute les investissements faits pour développer et privatiser le Championnat saoudien de football et les trois tentatives infructueuses de rachat de Manchester United (Premier League), l’Arabie Saoudite devient un acteur majeur et inattendu du sport international depuis l’arrivée au premier plan de Mohammed ben Salmane. Ce qui est intéressant, un an après la mort de Jamal Khashoggi (journaliste assassiné au consulat d’Arabie Saoudite d’Istanbul, en Turquie, le 02/10/2018) et alors que la guerre au Yémen se traduit par une terrible crise humanitaire. Le sport power saoudien prend des allures de sport washing. »

Qatar. « Les bénéficies peuvent devenir rapidement des handicaps »

Une image internationale écornée à cause et par le sport « Après le retrait de la Coupe du monde des clubs (encore organisée au Qatar en 2019 et 2020) et l’image négative associée aux Mondiaux d’athlétisme 2019 (due notamment aux grosses chaleurs enregistrées hors stade comme lors du marathon qui ont mis en souffrance les athlètes), le Qatar voit son image internationale écornée à cause et par le sport alors que la Coupe du monde 2022Coupe du monde 2022XXIIe édition de la Coupe du monde de football, attribuée au Qatar le 02/12/2010 et organisée du 21/11 au 18/12/2022. se profile. Les objectifs de soft power sportif qatarien sont remis en cause et montrent dans quelle mesure toute politique de visibilité par le sport comporte des risques et peut voir les bénéficies acquis devenir tout aussi rapidement des handicaps. C’est le retour de bâton.

Malaika Mihambo (ALL), championne du monde 2019 du saut en longueur à Doha (QAT) - © IAAF

La situation est d’autant plus compliquée pour le Qatar que nombreuses sont les instances qui ne réagissent pas face à l’offensive beoutQ qui défavorise beIN SportsbeIN Sports. La crise du Golfe persique entre le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis trouve ici sa traduction la plus nette puisque le Qatar, mis en minorité, semble écarté au profit de l’Arabie. »

Israël. « L'UCIUCIUnion cycliste internationale allié de circonstance »

Une opération de charme via le cyclisme« Autre acteur du Moyen-Orient qui n’est pas en reste, Israël qui se lance depuis 2018 et l’accueil du Grand départ du Giro dans une opération de charme via le cyclisme. RCS, concurrent italien d’ASO, a choisi son camp et organise la première Tel Aviv Classic en 2020. L’organisation de nouveaux événements sportifs recouvrent de près les tensions et logiques géopolitiques régionales. L’UCI UCIUnion cycliste internationaleen donnant un statut officiel à la course, devient là-encore un allié de circonstance et participe à l’instrumentalisation du sport à d’autres fins. On peut se demander quelle place on laisse aux sportifs avec ce type de stratégie. »

Giro 2018 : départ de Jerusalem (Israel) - © D.R.

Japon. « Tokyo 2020, un nouveau test »

Le Mondial 2019 de rugby a permis de montrer les atouts du Japon« Après l’organisation mitigée de la Coupe du monde de rugby 2019Coupe du monde de rugby 2019Au Japon du 20/09 au 02/11/2019, le Japon se projette vers les Jeux Olympiques de 2020. La manifestation de World RugbyWorld RugbyFédération internationale de Rugby, anciennement IRB (International Rugby Board) a permis de montrer les atouts du pays, notamment ses infrastructures, et de favoriser l’engouement touristique. Les objectifs japonais ont été respectés. Problème, à cette occasion, et dans la foulée des Mondiaux d’athlétisme 2019 (Doha, QAT), le CIOCIOComité International Olympique a contraint le Japon à revoir sa copie pour le marathon et l’épreuve de golf olympique de Tokyo 2020, occasionnant un surcoût de plusieurs millions d’euros. Cela a fait perdre la face aux organisateurs et politiques japonais, lesquels ont très mal réagi à la nouvelle, mais ont dû s’incliner. Les JO 2020 seront un nouveau test pour le Japon et le CIO qui sera de plus en plus contraint à inscrire des critères climatiques dans le cahier des charges de ses compétitions. »

Chine. « Objectif gagner la Coupe du monde de football d’ici à 2050 »

L’avenir du football est en Asie et principalement en Chine« En obtenant de la FIFAFIFAFédération Internationale de Football Association l’organisation de la première édition de la Coupe du monde des clubs nouvelle formule, la Chine poursuit son offensive dans le sport, notamment dans l’accueil des grands événements sportifs. La Fédération internationale a préféré la Chine au détriment du Qatar pour des raisons tant stratégiques que financières. L’avenir du football est en Asie et principalement en Chine pour l’instance mondiale.

Le pays poursuit ses objectifs de visibilité et d’attractivité par le sport. Cette Coupe du monde des clubs à 24 équipes est le premier jalon qui doit mener la Chine de Xi Jinping à concourir pour organiser la Coupe du monde durant la décennie 2030 et à la gagner d’ici à 2050 au moment où elle fêtera le centenaire de la République populaire (née le 01/10/1949). »

Coupe du monde des clubs 2021 en Chine : « Zéro dollar de revenus pour la FIFA » (Gianni Infantino)

Coupe du monde des clubs 2021 en Chine : « Zéro dollar de revenus pour la FIFA » (Gianni Infantino)

• « La première véritable Coupe du monde des clubs, en Chine, en 2021, va produire des revenus très conséquents. La commercialisation de cette compétition devrait même nous permettre d’atteindre le plus haut ratio de revenus par match. Mais je veux souligner que zéro dollar ira à la FIFA et que 100 % seront réinvestis dans le football », déclarait Gianni Infantino, président de la FIFA, à l’issue de la réunion du Conseil de la FIFA, à Shanghai (CHN), le 24/10/2019.

• Le Conseil de la FIFA a désigné à l’unanimité la Chine (qui était seule candidate) comme hôte de la nouvelle Coupe du monde des clubs en 2021.

• Cette compétition à laquelle participeront 24 clubs devrait se dérouler du 17/06 au 04/07/2021 :

- UEFA : 8 équipes.

- CONMEBOL : 6 équipes.

- AFC : 3 équipes.

- CAF : 3 équipes.

- Concacaf : 3 équipes.

- OFC : 0 ou 1 équipe

- Pays hôte : 0 ou 1 équipe

• « Le modèle de participation permettant de déterminer les clubs qualifiés de chaque confédération sera finalisé dans le cadre d’un processus de consultation entre la FIFA et les six confédérations », indiquait la FIFA, le 24/10/2019.

 

Corée du Nord. « Entre affrontement et négociation »

« La Corée du Nord continue son pas de deux avec les instances sportives. D’un côté, elle montre une fermeté étonnante lorsqu’elle rencontre son voisin (équipe A) alors que, dans le même temps, elle propose une co-organisation en vue de la Coupe du monde féminine 2023. Le n° 1 nord-coréen Kim Jong Un continue, dans la foulée des Jeux Olympiques d’hiver de Pyeonchang 2018 en Corée du Sud, à faire du sport un levier de communication internationale, un terrain d’affrontement avec son voisin et un levier de négociation. »

Corée du Nord-Corée du Sud : « Déçu de constater l’absence totale de spectateurs » (G. Infantino, FIFA)

Corée du Nord-Corée du Sud : « Déçu de constater l’absence totale de spectateurs » (G. Infantino, FIFA)

• « J’étais impatient d’assister à un match historique dans un stade bondé et j’ai été déçu de constater l’absence totale de spectateurs », déclarait Gianni Infantino, président de la FIFA, à l’issue de Corée du Nord - Corée du Sud (0-0, groupe H), match comptant à la fois pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022 au Qatar et de la Coupe d’Asie 2023 en Chine, au Stade Kim Il Sung (50 000 places) de Pyongyang (PRK), le 14/10/2019.

• Gianni Infantino, ainsi que la délégation sud-coréenne n’avaient pas été informés que cette première rencontre de compétition entre les sélections masculines des deux Corée se déroulerait à huis-clos.

• « La situation nous a surpris, tout comme nous avons été déconcertés par les différentes problématiques relatives à la retransmission de la rencontre (non diffusée en direct) ainsi qu’aux visas et aux accès des journalistes étrangers. La liberté de la presse et la liberté d’expression sont des valeurs fondamentales pour la FIFA. Il serait naïf toutefois de penser que nous pouvons changer le monde d’un claquement de doigts », affirmait le président de la Fédération internationale.

• « Le match était très agressif. Rentrer sans être blessé est un exploit. Les Nord-Coréens étaient vraiment à cran. Il y avait beaucoup de sales insultes », affirmait Son Heung-min, l’ailier de Tottenham Hotspur (Premier League), capitaine de la sélection sud-coréenne.
• Compte-rendu (intégral) du match par l’agence officielle nord-coréenne KCNA (rapporté par l’AFP) : « Le match d’attaque et de contre-attaque s’est terminé par un nul. »

Afrique du Sud. « N’en faisons pas une nouvelle France black, blanc, beur »

Le pays montre qu’il a évolué en tout cas en apparence« En triomphant lors du Mondial 2019 de rugby au Japon, l’Afrique du Sud renoue le fil de son histoire avec la Coupe du monde. Triple vainqueur de l’épreuve, le pays de Mandela en profite pour remettre en avant l’idée de nation arc-en-ciel. Avec pour égérie le premier capitaine noir de son histoire, Siya Kolisi, le pays montre qu’il a évolué en tout cas en apparence.

L’Afrique du Sud, championne du monde 2019 - © World Rugby

La réalité de la ségrégation sociale existe encoreIl a fallu plusieurs décennies depuis la chute de l’Apartheid pour que l’équipe sud-africaine soit véritablement métissée. Le rugby est révélateur des changements à l’œuvre en Afrique du Sud, mais aussi un témoin du temps nécessaire au changement des mentalités et des comportements. Ne faisons pas de l’Afrique du Sud 2019, une nouvelle France black, blanc, beur. La réalité de la ségrégation sociale existe encore et il serait peut-être pertinent de modérer la communication globale qui a suivi cette victoire. »

Chili. « Le football et les supporters, victimes collatérales des situations politiques »

Sécurité et stabilité ne sont plus assurées« Après s’être retiré de l’organisation de la COP 25 et avoir annulé un sommet de l’APEC sur son sol, le Chili se désengage de l’organisation de la Copa Libertadores 2019 qui échoit au Pérou et à Lima (le 23/11/2019). La situation nationale chilienne marquée par des manifestations populaires de plus en plus nombreuses explique ce retrait. La sécurité et la stabilité ne sont plus assurées.

"Une deuxième finale de Copa Libertadores déplacée"La démocratie chilienne, à l’instar des autres modèles sud-américains, est bouleversée par des convulsions liées aux inégalités et à leur explosion. Le football et les supporters sud-américains deviennent des symboles et des victimes collatérales des situations politiques. C’est déjà la deuxième finale de Copa Libertadores déplacée pour des raisons liées à l’incapacité des pays à organiser l'événement sur leur sol. Mais la situation ne touche pas que l’Amérique Latine, l’Espagne est aussi concernée. Le report du Clasico en décembre 2019 s’inscrit dans le cadre de l’exacerbation des tensions entre Catalogne et le pouvoir madrilène. Là encore, le football se retrouve dans une situation inconfortable. Face à l’insécurité potentielle, les autorités ont préféré décaler l’événement plutôt que de risquer des débordements ou une récupération inévitable. »

Iran. « Les femmes autorisées dans les stades sous la pression de la FIFA »

Des femmes au Stade Azadi de Téhéran, le 10/10/2019 - © D.R. « Dans le même espace régional, l’Iran, autre protagoniste de la crise du Golfe, a autorisé la présence des femmes dans ses stades sous la pression de la FIFA (3 500 femmes ont pu assister à la victoire 14-0 de l’Iran contre le Cambodge en match de qualification pour la Coupe du monde 2022, au Stade Azadi de Téhéran, le 10/10/2019).

La FIFA favorise en cela l’ouverture du sport à tous et toutes, mais on ne peut négliger la dimension médiatique utilitariste de ce type de politique, d’autres États n’ayant pas eu à subir le même type de pression. »

Italie. « Le racisme, un problème structurel »

Des joueurs pris en otages« Alors que la FIFAFIFAFédération Internationale de Football Association a fait de la lutte contre le racisme un de ses chevaux de bataille officiels en sanctionnant notamment la Bulgarie, l’Italie est incapable de faire face à un problème structurel depuis des décennies. Alors que l’État apparaît prêt, depuis le départ de Matteo Salvini du ministère de l’Intérieur, à mettre des moyens pour juguler la montée des chants ou cris racistes dans les stades pour des questions d’image et de cohésion sociale, la Lega Serie ALega Serie A"Lega nazionale professionisti di Serie A", Ligue professionnelle qui gère la 1ère division italienne et réunit ses 20 clubs. et les clubs (cf Hellas Vérone), semblent ne pas avoir pris la mesure des enjeux et restent incapables d’y répondre. Alors que l’Europe connait une recrudescence des nationalismes et des populismes, une nouvelle fois, les joueurs sont pris en otages et le football devient le symptôme de tous les maux à défaut d’en être la cause.

L’ultra représente un vrai défiL’ultra n’est pas un supporter comme un autre. Ce n’est pas un simple consommateur. Il représente un vrai défi pour le spectacle sportif et sa réussite. Il est nécessaire à l’ambiance et au folklore du stade, il personnifie la passion et l’identité locale, mais ce n’est pas un employé du club et il a tendance à cristalliser les tensions sociales et tout ce que les organisateurs de spectacle aimeraient aseptiser. »

Jean-Baptiste Guégan

Fiche n° 28438, créée le 30/01/18 à 08:10 - MàJ le 20/11/19 à 09:07

Jean-Baptiste Guégan



Parcours Depuis Jusqu'à
Groupe ESG
Intervenant Géopolitique du sport 2019 Aujourd'hui
2019 Aujourd'hui
Éducation nationale
Enseignant, formateur 2006 Aujourd'hui
2006 Aujourd'hui

Publications

• « Comprendre les migrations, approches géographique et géopolitique », avril 2017
• « Géopolitique du sport, une autre explication du monde », juillet 2017
• « Ingérables ou comment manager les talents et les égos », co-écrit avec Christophe Chenut, octobre 2017
• « Football Investigation, les dessous du football en Russie, Géopolitique de la Coupe du monde », juin 2018
• « Mercato, l'économie du football au XXIe siècle », écrit par Bastien Drut, sous la direction de J-B Guégan, juin 2018


Fin
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